Les Thermes de la Cité  

Plan des thermes Pompei

Les bains étaient en grand honneur à Pompéi. On en trouve, en grand nombre aussi dans la plupart des nobles demeures de la ville et dans les villas suburbaines. Pompéi possédait  trois bains thermaux à l'usage du public: les Thermes de Sta­bles, ceux du Forum et les Thermes centraux. Les premiers datent de la période la plus florissante de l'époque Samnite IIe siècle avant J.-C; les seconds remontent au début de la colonisation romaine, l'an 80 av. JC; les derniers, à la veille même du cataclysme, car leur construction ne peut-être achevée. À ce point de vue encore, l'étude de l'art de la construction à Pompéi offre un immense intérêt. A coté de ces trois établissements, il y en avais trois autres reconnus comme les Thermes Républicaines, les Thermes du Sarnum, et les Thermes Suburbaines, à l'extérieur même  de la cité. Nous possédons, comme on le voit, les principaux et anciens  modèles en fait d'édifices thermaux, mais aussi 15 Bains Privés dan les maisons les plus riches. 

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L'examen de ces bains publics d'une ville de province nous facilite l'étude et la compréhension du développement majestueux des thermes romains et des thermes impériaux; ceux-ci n'ont fait en somme que s'inspirer, dans leurs gigantesques proportions, de la disposition des thermes pompéiens plus modestes. A Rome, les bains furent d'abord très modestes. Avant la création des bains publics, la baignoire placée dans la cuisine ou à côté recevait l'eau chauffée par le même feu qui cuisait les aliments. La spéculation privée créa les premiers bains publics. Plus tard, les édiles en firent construire de plus grands. A la fin de la république seulement, sous l'influence des Grecs, ces établissements commencèrent à se multiplier puis à devenir de plus en plus magnifiques et compliqués. L'édilité d'Agrippa précipita leur développement.

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 Des palestres en devinrent plus tard une partie essentielle, souvent même la principale ; de telle sorte qu'on vit des thermes porter le nom de Gymnase. Pour les Romains de l'empire, les thermes tenaient lieu de nos cercles modernes avec bibliothèque, restaurant, salons de conversation, etc., installés avec un grand luxe. Comme toujours la province suivit le mouvement dont Rome était le centre. Mais dans les pays soumis de bonne heure et directement à l'influence grecque c'est Rome qui fut devancée. Il en fut ainsi à Pompéi. A une époque où Rome ne construisait pas encore des thermes avec des palestres, la Pompéi Samnite en avait une dans les thermes de Stabies, tandis qu'il n'y en eut pas dans les thermes du Forum, construits bien plus tard par les Romains, au début de l'occupation, et encor mieux vers la fin avec les Thermes Centrale ou les dimensions deviennent de grand élégance.

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  LES THERMES STABIAES  

Plan Thermes Stabiennes Pompei

Ceux sont les thermes les  plus complets et les plus antiques. Plusieurs fois retouchées, elles ont subi deux importantes réfections, l'une date de la première période de la colonisation romaine; la dernière, de l'époque impériale, a surtout un caractère décoratif. Autour de la vaste palestre, ceinte sur trois de ses côtés par un portique à simples colonnes de tuf, recouvertes plus tard d'une épaisse couche de stuc, se développe l'édifice thermal.Cet édifice remonte à l'époque Samnite, au II° siècle avant notre ère; on ignore la date précise. Au commencement du I° siècle, dès les premiers temps de la domination romaine, il fut restauré et en partie reconstruit en vertu d'un décret des décurions; les duumvirs Caius Ulius et Publius Aninius adjugèrent puis approuvèrent les travaux : construction d'un destrictarium et d'un laconicum, restauration du portique et de la palestre.
Tels que les a surpris la catastrophe, ces thermes occupent un espace en forme de trapèze circonscrit par quatre rues : à l'est la rue de Stabies dont on a donné le nom aux thermes ; au sud les rues des Holconii et de l'Abondance, à l'ouest la rue du Lupanar. Au nord les thermes sont adossés à la belle maison de Siricus.

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On y pénétrait par plusieurs entrées : la principale ouvrait sur la rue des Holconii  ; trois sur la rue de Stabies , trois sur la rue du Lupanar . Les murs extérieurs sud et ouest sont occupés par des boutiques. Cinq de celles qui ont leur devanture sur la rue du Lupanar présentent une disposition particulière. Leurs murs de séparation ne touchent pas le mur du fond. De sorte que, tout le long de ce mur, règne un passage sur lequel elles sont ouvertes au moins autant que sur la rue. Ce passage a une porte aujourd'hui condamnée dans les bains de Stabies et, à son extrémité opposée, fait un coude pour déboucher sur la rue du Lupanar. Il est à croire que ces cinq boutiques dépendaient de l'administration du bain et que leur commerce s'y rattachait. A côté de l'entrée principale, sur un piédestal, se dressait une statue ; c'était celle d'Holconius Rufus, membre d'une des familles de Pompéi les plus considérables qui, de père en fils, donna des magistrats à la colonie. Tout près de là, presque en face des thermes, est leur maison de famille, Holconius Rufus fut, comme nous l'apprend l'inscription gravée sur le piédestal de sa statue, tribun élu des soldats, cinq fois duumvir, deux fois quinquennalis, prêtre d'Auguste. Ses concitoyens mirent le comble à tous ces honneurs en le nommant patron de la colonie.

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Cette statue, aujourd'hui conservée au musée de Naples, a été trouvée le 22 juin 1853, brisée en plusieurs morceaux sur le pavé de la rue; la tête avait été rapportée sur un torse plus ancien ; çà et là quelques traces de peinture subsistaient. Trois autres piédestaux dépouillés de leur revêtement de marbre se voient encore sur la même place ; peut-être supportaient-ils des statues d'autres membres de la famille des Holconii. Nous avons vu, à l'amphithéâtre, l'une en face de l'autre, les statues des deux Pansa père et fils.
Nous traversons le vestibule orné de peintures sur fond rouge avec filets jaunes et de petits tableaux aujourd'hui effacés ; on y a trouvé trois squelettes et quelques bijoux. De là nous pénétrons dans une vaste cour en forme de trapèze, entourée, sur trois de ses côtés, d'un portique ; c'est la palestre. Elle ne présente plus l'aspect qu'elle avait à l'époque Samnite ; une restauration postérieure au tremblement de terre de l'an 63 l'a dénaturée; les chapiteaux du portique, recouverts de stuc, ont reçu une ornementation lourde et sans grâce qui n'appartient à aucun style. On en peut dire autant des rinceaux et des palmettes en stuc qui, au bord de la toiture, dissimulaient les extrémités des tuiles. Au fond, sous le portique , en face de la porte, un Mercure voilé, dans une gaine, semblable en tout point à celui du temple d'Apollon, présidait comme dieu de la Palestre.

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C'est au milieu de la cour que s'accomplissaient les exercices variés : le disque, les poids, la course, les différentes sortes de lutte, le pugilat, etc. Un des côtés de la cour, dépourvu de portique et recouvert d'un sol bien uni, servait sans doute de jeu de boules.
De ce même côté une longue piscine d'eau froide où l'on descendait par quatre degrés, accessoire nécessaire d'une palestre, servait aux exercices de natation qui faisaient partie du programme et à la réaction recommandée après les violents exercices. Près de là, une grande salle était affectée à la garde des vêtements ; les armoires ou casiers en bois ont laissé leur trace sur le mur. De chaque côté de la piscine, dans deux belles salles spéciales, on se faisait laver puis frotter et oindre d'huile, particulièrement aux articulations ; on enlevait avec le strigile la poussière et le sable de la lutte mêlés à la sueur. Ces deux dernières salles dont le sol pouvait être recouvert d'eau jusqu'à une faible hauteur ont reçu une gracieuse ornementation : une niche en mosaïque avec motifs aquatiques d'où jaillissait l'eau ; une plinthe en marbre ; au-dessus, parmi les arbres, les fleurs et les marbres d'un beau jardin, circulent des nymphes, des faunes et des satyres ; entre ces sujets et la plinthe, des bandes jaunes ornées de guirlandes et de dauphins alternent avec des bandes bleues sur lesquelles figurent des paysages égyptiens. Les robinets qui laissaient passer l'eau dans la piscine et dans les deux pièces dont elle est flanquée, se réglaient de l'extérieur, dans un corridor qui longe le mur de fond . 

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Sur les murs, dans l'épaisseur des cintres, des stucs relevés par des fonds colorés certainement postérieurs au tremblement de terre de l'an 63, fatiguent l'œil par la surcharge d'une ornementation lourde. C'est aux exercices de la palestre et à la mythologie qu'ils empruntent leurs sujets : lutteurs tout prêts au combat, gymnastes dans des attitudes savantes, divinités parmi lesquelles Jupiter a une place d'honneur, Diane entre deux chiens, des nymphes et des satyres, Hercule ivre en haut d'un escalier, Dédale fabriquant les ailes d'Icare, Apollon chez Admète, Hylas ravi par les nymphes, le tout au milieu de l'enchevêtrement, des complications de cette architecture fantastique et sans goût, chère aux décorateurs des dernières années de Pompéi . Sous le portique et, à droite en entrant, ouvrent les bains. Une salle d'attente pour les esclaves, un beau vestibule dont la voûte est ornée de caissons en stuc peint avec motifs en relief au centre en forment l'entrée. Ceux qui voulaient passer par toutes les phases du bain antique entraient, en sortant de ce vestibule, dans une salle appelée APODYTERIUM .

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C'est là qu'ils étaient leurs vêtements pour les confier à l'esclave chargé de les garder. Celui-ci les plaçait dans une des cases maçonnées dans le mur, à hauteur d'homme  L'apodyterium des bains de Stabies forme une vaste pièce rectangulaire autour de laquelle court un banc en maçonnerie ; la voûte, en berceau, est couverte de caissons en stuc alternativement ronds et polygonaux encadrés dans des grecques, rehaussés de couleurs, ornés d'amours, de rosaces, de fleurons. Des sujets plus grands occupent les lunettes des deux murs extrêmes : du côté du vestibule, Hercule assis, génie tressant des guirlandes ; en face, sur l'autre lunette, de chaque côté d'un édicule, deux amours chevauchent un dauphin ; à droite et à gauche une statue d'Hermaphrodite sur son piédestal tient un plateau. De l'apodyterium, le baigneur passait directement dans une seconde salle appelée  TEPIDARIUM où régnait, comme l'indique le nom, une chaleur adoucie; à l'une des extrémités, une piscine offrait au baigneur, pour détendre ses membres, la douceur d'un bain tiède ; il pouvait, a son gré, s'y plonger ou circuler librement, se bien pénétrer de cette atmosphère tempérée avant d'entrer dans le caldarium .

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Le tepidarium et le caldarium recevaient la chaleur d'un hypo-causte, c'est-à-dire que le sol de ces deux pièces reposait sur des piliers entre lesquels circulait l'air chaud envoyé par un foyer ; cet air chaud pénétrait aussi dans l'intérieur des murs qui, pour lui livrer passage, étaient garnis de tuyaux en terre cuite ou recouverts de larges briques munies à chaque angle d'un mamelon destiné à maintenir un écartement ; bientôt, du sol et des murs échauffés rayonnait une vive cha­leur. L'hypocauste du caldarium recevait directement l'air chaud du foyer (J) et le renvoyait, déjà très adouci, à l'hypocauste du tepi­darium dont, par ce moyen, la chaleur était plus tempérée. Le tepidarium servait de transition entre l'air extérieur et la haute température du caldarium ; on ne s'y baignait pas; la piscine du tepidarium des thermes de Stabies constitue une exception qui ne se retrouve pas ailleurs. Sans doute elle fut ajoutée après coup.

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Du tepidarium, le baigneur pénétrait dans le CALDARIUM.  A l'une des extrémités, sous trois niches autrefois ornées de statues, la piscine pour le bain chaud occupe toute la largeur de la pièce. A l'autre extré­mité une abside semi-circulaire abrite le labrum , grande vasque ronde montée sur un pied ; au-dessus, dans la voûte de l'abside, une ouverture pouvait, à volonté, s'ouvrir et se fermer afin de tempérer la chaleur et de donner à la vapeur d'eau un dégagement ; précaution nécessaire, car on se rend facilement compte de la température élevée, de la buée épaisse qui envahissaient le caldarium. Une fois entré, le baigneur, couvert bientôt d'une abondante transpiration, descendait dans la piscine d'eau chaude et y demeurait assis sur une marche de marbre, le dos appuyé à la paroi. S'il préférait ne pas se plonger dans l'eau, il augmentait le nombre de ceux qui, pressés autour du labrum  d'où l'eau jaillissait par un tuyau de bronze, s'y lavaient le visage, le cou et les épaules pour modérer l'ardeur de la transpiration. Les caractéristiques du Caldarium étaient : sol suspendu sur les piliers de l'hypocauste, la coupe du mur double ouvert sur ce même hypocauste, la baignoire en marbre avec les deux degrés qui y donnent accès et la marche intérieure sur laquelle on pouvait s'asseoir, à l'extrémité opposée le labrum sous sa demi-coupole.

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Ces opérations achevées, le baigneur retournait au tepidarium pour se livrer aux mains de certains employés du bain qui le massaient, lui raclaient la peau avec le strigile, le frottaient d'huiles et de parfums. Dans les bains de Stabies, en effet, il n'y a pas de salle spéciale affectée à ces dernières opérations et il est probable que le tepi­darium en tenait lieu. Une immersion dans le frigidarium, c'est-à-dire dans le bain d'eau froide, terminait la série de ces exercices. Quelquefois, pour amener une réaction plus puissante, le baigneur tout couvert de sueur se plongeait, aussitôt sorti du caldarium, dans le frigidarium. Aux termes de Stabies, pour aller du caldarium dans le frigida­rium , il fallait traverser de nouveau le tepidarium et l'apodyterium ; c'est dans le vestibule que se trouvait la porte du frigida­rium . Il en est qui, au sortir des exercices de la palestre, préféraient à la piscine découverte où l'eau montait à la température extérieure, le bain plus froid du frigidarium dont l'eau, abritée par une voûte, se renouvelait sans cesse. Pour cette raison, et aussi parce que le bain froid était le dernier exercice du baigneur, cette salle se trouvait près de la porte d'entrée et de sortie.

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Le frigidarium des bains de Stabies consiste en une petite pièce ronde entièrement occupée par un bassin central assez profond, entouré d'un étroit promenoir en marbre avec quatre niches où le baigneur pouvait se retirer sans gêner la circulation. Prendre son bain froid en plein air, sous le ciel et au milieu de la verdure était pour les Romains une grande jouissance. Aussi, quand ils ne pouvaient pas réaliser ce désir, ils cherchaient à s'en donner au moins l'apparence. Non seulement aux thermes de Stabies, mais aussi dans les autres bains, des peintures représentant, derrière une palissade en treillage, des arbres où voltigeaient des oiseaux, des fleurs, des jardins, couvraient les murs du frigidarium ; sur la voûte peinte en bleu brillaient des étoiles d'or. Nous avons vu que dans les bains des Maisons du Centenaire et des Noces d'Argent le frigidarium était en plein air.

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Des lois que les abus sans cesse renaissants contraignaient à renouveler sans cesse défendaient dans les bains le mélange des hommes et des femmes. Quand il n'existait qu'un seul établissement, chaque sexe avait son heure. Dans d'autres villes, les bains étaient doubles et leurs entrées indépendantes. Il en était ainsi à Pompéi. La partie des thermes de Stabies réservée aux femmes a deux entrées, l'une rue de Stabies a, l'autre rue du Lupanar d ; au-dessus de cette dernière porte on lisait encore au moment des fouilles le mot millier es aujourd'hui tombé. Ces deux portes, par de longs corridors, aboutissent chacune à l'apodyterium . Comme dans le bain des hommes l'apodyterium des femmes est en partie entouré de bancs en maçonnerie attenant au mur surmontés, comme au bain des hommes, mais à une moindre hauteur, de casiers pour serrer les vêtements. Le frigidarium ou bain froid, dans le bain des femmes, ne constitue pas une salle spéciale. C'est une simple piscine plus longue que large où l'on monte par quelques marches et qui occupe une des extrémités de la salle. De l'apodyterium on passe dans le tepidarium posé sur un HYPOCAUSTE qui recevait l'air chaud par l'hypocauste du caldarium en communication directe avec le foyer . 

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 Dans l'une et l'autre pièce des briques à mamelons recouvrant le mur forment la double muraille qui donnait passage à l'air chaud. Une des extrémités du caldarium, celle de gauche en entrant, est occupée par une belle piscine en marbre merveilleusement bien conservée, celle de droite, par le labrum qui, contrairement à l'usage, n'est pas dans une abside semi-circulaire. Le mur, peint en rouge et divisé en panneaux par des pilastres jaunes d'un faible relief, surmonte une plinthe en marbre. Sur les chapiteaux, du même style indécis que ceux du portique de la palestre, repose une frise ornée de guirlandes, de fleurs et d'oiseaux. Des godrons de stuc ornent la voûte en berceau. Des montants en marbre encadrent la porte d'entrée. Le sol des deux salles est couvert d'une mosaïque blanche entourée de filets noirs, celui de l'apodyterium, de losanges en marbre incrustés dans une mosaïque blanche.


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  LES THERMES DU FORUM  

Plan Thermes Forum Pompei

Les Thermes du Forum sont de proportions plus réduites; elles ils sont également divisées en deux secteurs pour les hommes et pour les femmes. La décoration de quelques locaux est plus délicate et plus fine que dans les Thermes de Stabies. Ces bains qui occupent une île tout entière sont limités par quatre rues et ont, sur trois de ces rues, une entrée. Il est à remarquer que tous les bains publics de Pompéi sont pourvus de nombreuses issues. Ce fut, avec l'amphithéâtre, le petit théâtre et le temple de Jupiter, un des premiers édifices construits par les Romains. Il n'a pas de palestre; les Romains n'avaient pas encore emprunté aux Grecs l'usage d'adjoindre aux bains des palestres. Après être entré par la porte principale, on traverse un petit vestibule sur lequel ouvre, à gauche, une latrine éta­blie d'après le même système que celles du forum et des thermes de Sta­bies et l'on se trouve dans un jardin entouré de trois côtés par un portique avec un banc le long d'un des murs.

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Il est impossible que ce soit une palestre car cet espace ne contient ni le bassin ni les pièces nécessaires aux amateurs pour se préparer aux exercices ou en effacer les souillures. Du jardin, un étroit corridor à voûte bleue parsemée d'étoiles conduit dans l'apodyterium pavé en mosaïque blanche. Les casiers en bois pour la garde des vêtements reposaient sur des supports dont on voit encore la trace dans le mur.

Une corniche sur laquelle figurent en relief des lyres, des dauphins, des vases accostés de griffons ailés, couronne la muraille. La lunette est percée d'une fenêtre autrefois munie d'un verre épais encastré dans des montants en bronze qui tournaient dans un pivot. Plus bas, au-dessous d'une tète du dieu Océan, une niche recevait la lampe.
Aménagé comme celui des bains de Stabies, le frigidarium, qui communique avec l'apodyterium par une porte, a conservé parfaitement intact le revêtement en marbre de sa cuve et de son pourtour; les murs sont également ornés de verdure, la voûte semée d'étoiles. 

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Sur la frise, des reliefs en stuc figurent une course de petits amours à cheval ou dans des biges, de cavaliers et de coureurs à pied. Près de la porte, dans une niche avec courant d'air pour emporter la fumée, on déposait la lampe. Le tepidarium, beau et bien conservé, communique directement avec l'apodyterium. Il ne repose pas, comme celui de Stabies, sur un hypocauste, mais un grand brasier en bronze, encore en place derrière une grille moderne, et la porte de communication avec le caldarium lui fournissaient certainement une chaleur suffisante. Ce brasier, donné aux bains par un citoyen nommé Marcus. Nigidius Vaccula, ainsi que des bancs en bronze pour s'asseoir autour, fut, par allusion au nom du donateur, orné d'une petite vache (vaccula) en relief; pour la même raison, les pieds des bancs se terminent, à la partie supérieure par une tête de vache, à l'extrémité inférieure par le pied du même animal; un brasier tout semblable et donné encore par Vaccula a été trouvé dans la pièce 20 des bains de Stabies. 

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La décoration du mur est d'un effet saisissant : des niches en maçonnerie, dont les pieds-droits présentent des atlantes en terre cuite, barbus, aux muscles puissants, soutenant de leurs têtes et de leurs bras élevés la corniche sur laquelle repose la voûte, entourent toute la pièce, à mi-hauteur du mur . La voûte elle-même, en berceau, ornée de médaillons ronds et polygonaux où, sur des fonds de couleurs variées, se détachent en relief des personnages et des animaux, se termine par une bande de rinceaux de feuillage et de fleurs. La lunette et la partie de la voûte qui en est voisine sont décorées de sujets plus grands : Cupidon appuyé sur son arc, Ganymède enlevé par l'aigle, femme emportée sur un griffon ailé; de chaque côté de la fenêtre, génies volant. Le sol du caldarium, en mosaïque blanche, avec bordure noire, repose sur un hypocauste ; le mur, revêtu de briques à mamelons couvertes de stucs imitant le marbre, se divise en six panneaux jaunes que séparent des pilastres d'un rouge foncé; la voûte en berceau est ornée de godrons.

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Une piscine en marbre blanc, assez semblable à celle du bain des femmes des thermes de Stabies et aussi bien conservée, occupe une des extrémités. A l'autre extrémité, une demi-coupole décorée de compartiments en stuc avec personnages abrite le labrum dans une abside. Une inscription en lettres de bronze incrustées dans les bords de ce labrum apprend que deux duumvirs l'ont fait faire et qu'il a coûté 5250 sesterces  .
Aux thermes du Forum aussi le bain était double; celui des femmes est indépendant avec entrée sur la rue de Nola . Une porte aux murs contrariés, sous un vestibule dont, récemment, on a refait la toiture, donne entrée à l'apodyterium, sans permettre aux passants de voir du dehors. Comme aux bains de Stabies, les femmes n'ont pas un frigidarium spécial mais seulement, à l'une des extrémités de l'apodyterium, dans un renfoncement, une piscine abritée par une voûte plus basse. Sur les murs couverts de stuc et peints en jaune les supports des casiers en bois ont laissé leur trace au-dessus d'un banc devant lequel une marche fixée au mur servait de tabouret et aussi, aux femmes de petite taille, de degré pour se hisser jusqu'aux casiers. Une petite fenêtre percée tout en haut du mur très élevé jetait peu de lumière dans cette salle sombre et humide.

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Le tepidarium, suspendu sur un hypocauste avec mur double, est éclairé par une fenêtre percée en haut du mur et par un œil-de-bœuf ouvert dans la voûte. Jusqu'à la hauteur des deux tiers, une teinte jaune recouvre le stuc des murs divisés en compartiments que séparent des bandes rouge encadrées dans des feuillages et traversées au centre par une longue tige enguirlandée. Une frise peinte, ornée de fleurs, couronne cette décoration. Au-dessus, les motifs d'une très grande architecture, sur fond blanc, garnissent la partie supérieure du mur. Du caldarium très vaste il ne reste que les quatre murs. Le sol et les piliers de l'hypocauste ont disparu ainsi que le revêtement des murs: rien n'a subsisté de la piscine d'eau chaude si ce n'est la niche qu'elle occupait ; le labrum n'est plus qu'un bloc informe dont la vasque a disparu. On commençait sans doute la reconstruction de cette salle quand survint la catastrophe.

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Comme aux thermes de Stabies, la chambre de chauffe, mitoyenne des deux caldariums, occupait l'espace compris entre les bains des hommes et les bains des femmes avec une disposition analogue des chaudières et des foyers. En arrière de la dernière chaudière, un conduit alimentait une profonde citerne. Dans une cour dépendant des bains et communiquant avec la chambre de chauffe  une haute colonne, de construction assez bizarre, soutenait, a-t-on dit, une horloge solaire qu'il eut été bien peu facile de consulter. Elle portait plutôt un réservoir d'eau pour les douches. Une colonne analogue se voit encore dans le jardin des thermes centraux.

Il est probable que ces bains restaient ouverts jusqu'à une certaine heure de la nuit au moins dans certaines circonstances car dans leurs différentes parties on a trouvé 1328 lampes à un bec et une à sept becs. "Juvénal" fait d'ailleurs allusion aux bains nocturnes de Rome.

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  LES THERMES CENTRALES  

Plan Thermles Centrales Pompei

Les thermes Stabiens et du Forum, étaient des constructions trop anciennes pour pouvoir satisfaire aux exigences de la population. Les thermes étaient devenus, à cette époque, un établissement de luxe, le lieu de rendez-vous le plus élégant et le plus fréquenté des grandes villes, mais aussi une exigence pour la "nobiles" patricienne romaine de la colonie pompéienne. On décida donc de construire, dans la partie la plus centrale de Pompéi, au grand carrefour formé par le croisement de la rue de Stabie et de la rue de Nolae, un édifice thermal, plus vaste et plus somptueux. Par les proportions de la palestre, les dimensions des salles, bien aérées et éclairées par de grandes fenêtres, par la présence d'un nouvel élément, le laconicum , un local surmonté d'une coupole et fortement réchauffé pour la sudatio, par le choix du matériel de construction composé d'excellentes terres-cuites, il devait s'apparenter aux thermes impériales de Rome par image et par élégance. 

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Quand on aborde les bains centraux par la rue de Nola on voit de suite, avant d'entrer, qu'on est en présence d'un édifice non en ruine mais en construction. Des blocs de pierre sont encore là, contre le mur, tels que les ont déchargés les charretiers ; bon gré mal gré, il nous faut descendre sur la chaussée en maugréant contre l'encombrement des trottoirs, comme l'ont fait sans doute avant nous les derniers Pompéiens qui sont passés encore en cet endroit, la veille du 24 août de l'an 79. Les trois portes d'entrée, dont les principales sont celles de la rue de Nola et de la rue de Stabies, conduisent dans un vaste espace destiné à être la palestre. La grande piscine, le long du bâtiment principal, n'avait pas encore reçu son revêtement de marbre ; le stylobate du portique et le caniveau pour les eaux ont été posés sur le côté nord seulement ; des chapiteaux encore inachevés, des colonnes neuves ou provenant des maisons démolies pour faire place aux thermes, deux magnifiques plaques de marbre cipolin prêtes à être employées gisent sur le sol.

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Un bassin appartenant à l'une des maisons expropriées, avec son tuyau et son robinet, a été conservé pour l'usage des ouvriers. Près d'une des entrées secondaires, les latrines, semblables à celles des deux autres bains, mais plus grandes, restent inachevées. Le sol, inégal et bosselé, révèle la présence de décombres non encore aplanis. Afin de donner au jardin une plus grande largeur, on a empiété sur une des rues qui le longe; les pavés enlevés ont pu être en partie seulement transportés dans le jardin, les autres encombrent encore la ruelle rétrécie. Trois pilastres d'un portique commencé dans ce même jardin attendent, debout, leur couronnement; à l'autre extrémité un grand pilastre n'a pas reçu le réservoir que vraisemblablement on y devait poser. Dans ces œuvres inachevées où l'activité du travail a été brusquement suspendue, les ouvriers étant partis la veille avec la pensée qu'ils reviendraient le lendemain à l'aurore, on sent, mieux qu'en face de la ruine d'un grand édifice, l'interruption subite de la vie.

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Un coup d'œil sur ce nouvel édifice suffit pour faire comprendre qu'il a été construit dans un tout autre esprit que les bains de l'époque Samnite et des premiers temps de l'occupation romaine à Pompéi. Dans ces deux derniers bains, la lumière descendait, très rare, par d'étroites ouvertures, du haut des murailles ou de la voûte. Les bains anciens, a écrit Sénèque, « étaient étroits et obscurs; nos ancêtres croyaient n'avoir chaud que là où il ne faisait pas clair. » Tels étaient les thermes de Stabies et du Forum... « Aujourd'hui, ajoute plus loin le philosophe, nous appelons bains où l'on moisit les bains qui ne sont pas disposés de telle sorte que, d'un bout à l'autre du jour, par de larges fenêtres, le soleil les inonde; il faut être, en même temps que lavé, hâlé par le soleil et, de la baignoire, voir au loin la campagne et la mer. 

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Aux nouveaux bains de Pompéi l'apodyterium, le tepidarium et le caldarium, par des fenêtres vitrées aussi larges que la pièce elle-même et ouvertes vers le sud-ouest, recevaient, dès que le soleil était haut dans le ciel, et jusqu'au soir, la chaleur et la lumière. Us sont conformes à ceux dont parle Sénèque et aux bains d'Hippias décrits par Lucienus.
De la palestre on pénétrait dans un vestibule sur lequel ouvraient plusieurs pièces et le jardin. A côté, un escalier conduisait aux étages supérieurs. Les pièces peu nombreuses du rez-de-chaussée devaient être affectées à la palestre et aux bureaux de l'administration. A droite, dans le vestibule, on trouvait la double entrée de l'apodyterium au fond duquel une grande piscine tenait lieu de frigidarium ; des tuyaux amenaient l'eau dans la piscine; d'autres la conduisaient de la piscine à l'extérieur, dans un petit bassin d'où, par un canal, elle s'écoulait dans la rue.

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Le tepidarium, communiquait par deux portes avec l'apodyterium ; il n'était pas suspendu sur un hypocauste. Le soleil qui entrait à flots par ses larges fenêtres, deux portes ouvrant sur le caldarium, les murs surchauffés qui le séparaient du laconicum et du caldarium, peut-être aussi quelques brasiers devaient y entretenir la température requise.
Deux piscines d'eau chaude reposant chacune sur un foyer occupaient les deux excrémités du caldarium. De même que cette pièce contenait deux piscines, peut-être avait-elle aussi deux labrums ; deux absidioles symétriquement disposées semblent en effet réservées à cet usage. Le sol reposait sur un hypocauste qui envoyait l'air chaud dans l'épaisseur des murs par des tuyaux rectangulaires en terre cuite. Des niches pratiquées dans le mur chauffé intérieurement recevaient les baigneurs et les enveloppaient de trois côtés, faisant rayonner autour d'eux la chaleur. Des ouvertures permettaient d'atténuer, quand il y avait lieu, la haute température et de dégager la vapeur d'eau; par des tuyaux amenant l'eau froide dans les piscines, on pouvait tempérer la chaleur du bain.

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Ces thermes avaient une pièce qui manquait aux deux autres établissements publics de Pompéi : c'est le laconicum ; la pièce ainsi nommée dans l'inscription des thermes de Stabies n'est autre que le caldarium. On appelait laconicum une petite pièce surchauffée par un hypocauste qui, en communication immédiate avec le foyer, entretenait une chaleur intense dans le sous-sol et dans l'épaisseur du mur, étuve sèche dont l'usage ne se rattachait pas à la série des différents exercices qui constituaient le bain. C'était une importation grecque introduite à Rome vers la fin de la république. On y cherchait surtout un soulagement contre les suites des excès de tables et les digestions pénibles. Celui qui se soumettait à ce traitement entrait dans le laconicum sans s'attarder au caldarium et de là se rendait directement au frigidarium ou à la douche froide afin de produire une réaction violente. Le laconicum des thermes centraux est, conformément à un précepte de Vitruve, mitoyen avec le tepidarium. Il formait une pièce carrée dont chaque angle s'arrondissait en une absidiole éclairée par un œil-de-bœuf que fermait sans doute un verre. 

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La voûte, de forme conique, devait être tronquée au sommet par une ouverture qu'un disque, suspendu à des chaînes, permettait de maintenir ouverte ou fermée.

Pas plus que la palestre, aucune de ces pièces n'était achevée en l'an 79; mais le gros œuvre assez avancé nous permet de constater que ces bains, destinés à éclipser complètement les deux autres, devaient recevoir tous les raffinements du luxe le plus moderne. La bibliothèque, les salles de lecture et de conversation, le restaurant, les cabines où l'on pouvait se baigner seul, les salles de repos avec lits et divans, les salles de jeu devaient occuper le premier étage auquel conduisait un escalier situé près de l'entrée de la rue de Nolae. Cet établissement, une fois achevé, aurait eu sans aucun doute, toute la clientèle riche de Pompéi. Ce n'était pas seulement le bain qu'on venait demander à ces riches établissements mais, avant tout, le cercle, la société, le jeu et les distractions. Les propriétaires des belles maisons de Pompéi n'avaient nul besoin d'aller chercher leur bain aux thermes des rues de Stabies, du Forum ou de Nola; dans leurs propres maisons ils avaient des bains particuliers très bien organisés où rien ne manquait. C'est sans doute pour attirer cette clientèle que furent construits les bains centraux avec toutes leurs attractions. Il faut, pour s'en faire une juste idée, lire dans Lucienus la description des bains d'Hippias.

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  LES THERMES REPUBLICAINES  
Quartier des Théatres

Plan Thermes republicaines Pompei

Ce petit complexe thermal très ancien, était situé à la jonction de la rue des théâtres, face l'entrée du Forum Triangulaire.  Il servait principalement comme BALNEUM  de la voisine Palestre Samnite. On l'a cru à tort appartenant au 1° siècle  avant JC. Il a été construit en effet dans la dernière période de II°, comme en témoignent les quelques restes de peinture et pavés  en mosaïques du 1° style, visible dans certains pièces, et les matériaux trouvés lors de fouilles, ces petites thermes ou Bains,  cessa  ces fonctions au moment de l'annexion de la ville comme colonie et a été entièrement démonté en l'époque de César, lorsque la zone où se trouvait autrefois devint une partie de la voisine Maison de la Calce

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La structure, même si très abimée , est actuellement reconnaissable dans certains pièces du secteur  masculins et qu'une partie du tepidarium et du caldarium du secteur féminin, accessible par une petite entrée indépendante ; près de ce dernier, certains blocs dans tuf  du périmètre que, avec ceux de la Maison de la Calce et de la Maison des Postumii, témoignent  de l'intense frequentation et que cela faisait partie du même édifice pendant la période la plus archaïque.
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Parmi les pièces du secteur masculin, sont bien reconnaissables le laconicum et le  caldarium : le premier présent des niches circulaires sur la parois interne et externe du mur d'enceinte, et il était chauffée, conformément à l'ancien système, par des braseros et des  pierres reventes qui étaient accumulées au centre de la grande cavité circulaire ; le caldarium, constitué en  béton et décorés avec de petits fragments de marbre coloré, avait du côté ouest la niche pour la labrum et vers le sud un alveus, dont les fonds montrent le chevauchement de deux revêtements du ciment. 

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Un intérêt particulier va au system de construction des  suspensurae, qui soutenaient le plancher en pate de ciment incrusté de petites pierres colorées, du caldarium et du tepidarium; ces suspensurae , à différence d'autres complexes, n' était pas constitué de une pile habituelle de petites briques fines, mais, par des petits murets en opus incertum, qui soutenaient les grandes tuiles réfractaires .



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  LES THERMES DU SARNUM  
ou Bains Privés de M. Crassus Frugis 

Plan Thermes Sarnum a Pompei

Les bains dont nous venons de nous occuper étaient des établissements publics appartenant à la cité et construits par elle. Pour les bains de la rue de Stabies et du Forum, c'est un fait certain ; il en est sans doute de même pour les bains centraux dont les constructeurs ont pu, sinon supprimer complètement une rue, tout au moins la rendre impraticable aux voitures, pour leurs exigences.
Mais il y avait aussi des bains construits par des particuliers qui en faisaient une industrie importante. Tels devaient être les bains de la rue des Scholes, sur le coté le plus au sud de la ville.

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Plus spacieux que ne le sont les bains des maisons privées, ornés avec un grand luxe de peintures dont on a pu sauver quelques débris, ces bains s'élevaient sûr les pentes de ces terrains qui, au sud-ouest de Pompéi, descendent du sommet de la ville vers la vallée du Sarnum.
Une curieuse inscription trouvée sur la voie des tombeaux servait d'annonce à d'autres bains, propriété d'un personnage historique, Marcus. Licinius Crassus Frugis, consul en l'an 64 après JC. Néron le fit mettre à mort pour s'emparer de ses biens. Il possédait une source chaude qui jaillissait dans la mer et l'avait utilisée pour faire un bain administré par un de ses affranchis nommé Januarius, dont le rapport augmentait son revenu. Voici ce qu'on lisait sur la pierre indicatrice, à l'endroit où, de la voie des tombeaux, se détachait la route qui y conduisait :


"...Thermes de M. Crassus Frugis 

Eau de mer et bains d'eau douce, Januarius affranchi..."

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Il est le plus grand complexe thermal privé de Pompéi, organisé sur quatre niveaux en pente sur la pleine du Srnum. Construit à l'époque augustéenne n utilisant trois maisons de la fin du 2e siècle,  les bains furent agrandis   prolongés jusqu'à atteindre  la grandeur actuelle aux alentours du 1° siècle ap. JC, souffrant de dommages considérables à cause du tremblement de terre de 62. Après cette date, fut séparée la section la section féminine, accessible de l'école, de celle masculine, et il fallut  restructurer tous les environnements chauds de la section des femmes, dont les œuvres n'étaient pas terminés au moment de l'éruption. 

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Une hypothèse sans aucun fondement réel, donne la propriété de ces thermes à Decidia Margaris , dont le nom apparaît sur un triptyque comme créancier de la " libertae Poppea Notes" à qui avait prêté 1450 sesterces en ayant en échange la propriété temporaire des esclaves  Petrinus  et Simplex. On ne peut certainement pas dire que les trois tablettes  formants le triptyque soient vraiment appartenues à Decidia, et aussi leur découverte dans le secteur des hommes du  praefurnium, avec des objets précieux soigneusement enveloppée de chiffons, rend probablement l'appartenance à une personne accidentellement ayant cherché refuge  dans les thermes au moment de l'éruption. 

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Depuis l'entrée abrupte, accessible à partir du corridor, on descende vers le bas pour atteindre le troisième niveau dans la section des femmes, ou s'ouvre à l'est un long couloir décoré avec une simple peinture IV° style sur les parois, et pas des stucs à forme de rosette sous la voute; on arrive dans un autre couloir qui donnais accès à des pièces avec des voutes  très décorées et qui donnaient sur la vallée du Fleuve Sarnum, décorées par de peintures et stuc colorés du IV° style. Avec le quatrième niveau ci-dessous, on se retrouver dans le vif  des thermes; au moment de l'éruption, dans le secteur ouest, où ils étaient des environnements chauds, il y avait encor en chantier le système de chauffage sur hypocauste, alors que le system oriental lui, était déjà en fonctionnement. 

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La plus importante pièce de ce secteur était le frigidarium, dans lequel la vasque contre le mur nord était décorée d'une peinture de IV° style qui représente le fleuve Sarnum, qui à donné le nom au complexe; ur le parapet de cette vasque, l'on voit la présence d'une montrant le Nil avec des Amours. Dans la partie orientale est encore visible la voute décorée de stucs polychromes de belle facture. Une porte située dans l'angle  sud, donne accès à un couloir, où s'ouvrent un  ensemble de sept pièces toutes de même taille,  probablement utilisés pour les massages et les soins de beauté. L'entrée, ou se trouvaient des sièges  en ciment dans les murs , utilisés par les clients en attente, menait à un vestibule avec sol en mosaïque qui représente  une lutte de deux athlètes.

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La Palestre décorée de peintures et mosaïques de IV° style, occupe la majeure partie du complexe thermal; sur elle donnent des pièces destinées aux réunions des frequenteus, et des pièces de service comme l'apodyterium du côté est, dont la fonction est indiquée par la présence de trous pour le rangement dans le mur ; sur le coté sud –ouest, s'ouvrait  l'entrée de la zone de petites thermes encor en restructuration au moment de l'éruption. Les parois de la Palestre, présentent une riche décoration scénographique, avec des paysages riches, au sein des laquels on remarque des scènes connecté avec le monde de l'athlétisme : sur la parois de droite, est représenté un athlète à qui l'on met des huiles, comme montré dans l'iconographie de l' Apoxyòmenos de Lysippe, ensuite une scène de combat , puis un Magister Ludi , dans la parois sud l'on vois un Athlète et une scène de Distribution de prix. Une niche,  située à l'extérieur, abrite un très raffiné autel d'époque fin-Samnite, autrefois revêtu de stucs colorés dont on voit les restes. On a retrouvé des graffitis qui mentionnaient des principaux clients de cette palestre, que l'on appelait des "Luvenes".

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LES THERMES SUBURBAINES SUD
( Pres de la porte Marine)

Plan Thermes Suburbaine sud Pompei

Fouillé à plusieurs reprises entre 1950 et 1988, l'édifice est situé sur une terrasse artificielle immédiatement à l'extérieur des murs de la ville, près de la Porte Marine. Propriété d'un entrepreneur prive, les thermes étaient articulés sur deux niveaux accessibles directement de la rue Marine et communiquant entre eux par un escalier interne. Le niveau inférieur constitue la structure d'origine de l'édifice qui remonte à l'époque d'Auguste ,fin du I siècle av. JC, début du I siècle ap. JC: il comprend le secteur thermal dans lequel se succèdent, suivant l'ordre canonique , le vestiaire l'apodyterium, la salle avec le bassin pour les bains froids le frigidarium, la pièce à température modérée le tepidarium, une petite pièce pour les bains de vapeur le laconicum et la salle avec le bassin pour les bains chauds le caldarium.

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A la différence des autres thermes présents à Pompéi, tels que les Thermes du Forum  et les Thermes de Stabies, mais comme les autres thermes plus récents , les Thermes centraux, en cours de construction en 79 ap. JC, l'édifice ne présente pas de distinction entre la partie masculine et la partie féminine. Au cours du I° siècle ap. JC, on ajouta à ces espaces, aux pièces de service et aux fournaises, trois autres pièces. Comme à Herculanum, on remarque parmi celles-ci la grande piscine chauffée qui constitue une nouveauté dans les édifices thermaux de l'époque. Au moment de l'éruption les thermes étaient encore en phase de restructuration: parmi les interventions plus importantes il faut rappeler la réalisation des fenêtres, évidemment fermées par des vitres, dans le caldarium, habituellement privé d'ouvertures dans les thermes plus anciens.

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Outre ses innovations architecturales et technologiques, l'édifice est connu surtout pour sa décoration: la mosaïque polychrome représentant Mars accompagné d'amours qui orne la niche avec fontaine du frigidarium, les stucs en relief de la pièce qui la précède et, pas des moindres, les petits tableaux érotiques du vestiaire. Chacun de ceux-ci , ils étaient seize à l'origine, mais aujourd'hui huit seulement sont visibles, présente une scène érotique et, en-dessous, une cassette de bois numérotée qui rappelle celle dans laquelle on déposait les vêtements. Une hypothèse récente propose d'interpréter ces tableaux non selon leur fonction décorative mais comme une sorte d'évocation des prestations que les esclaves gardant les habits des clients pouvaient fournir à l'étage supérieur de l'édifice; le client choisissait la boite ou déposer ses vêtement selon les caractéristiques et les arts connues par celles qui les gardait.

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Situées  immédiatement à l'extérieur de Porte Marine, reliée par un porche avec piliers, les bains suburbaines ont été construits dans une région autrefois occupée par une  lagune et marécages, cela démontrée par une série des bornes pour l'attache de bateaux,  placés dans un long mur en Opus reticulatum visible à l'extérieur, au nord du bâtiment. En époque impériale, à la suite de l'ensablement progressif  de la côte, cette région a été gagnée de la mer, en construisant toute une série de bâtiments. Parmi ceux-ci figurent ces Termes construits dans les premières décennies du 1° siècle avant JC, mais dont la finale apparence est due à une série d'interventions ultérieures, dont certains n'étaient pas encore conclues  au moment de l'éruption. L'accès à la zone est à travers un petit escalier, qui conduit à un péristyle trapézoïdal avec des colonnes.

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 Dans la Cour intérieure est l'un des trois pierres de frontière portant les initiales L.P.P. (Locus Publicus Pompeianorum), avec le quel on avait  défini les limites entre le terrain public et celui appartenant aux thermes. Par le Vestibule, on peut accéder à deux zones distinctes du bâtiment.  À droite est la porte du corridor, à la fin de laquelle se trouve un escalier en pierre qui mène à l'étage supérieur ; ici on trouvait toute une série de pièces. Il s'agissait de chambres, suites et vrais propres cabines avec vue panoramique sur la mer. Sur le mur du vestibule, deux portes entraient  respectivement dans l'apodyterium et le frigidarium. 

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Particulièrement fine est la décoration du Frigidarium, avec son antichambre très vaste; le mur du fond de ce dernier est décoré de stuc avec motifs architecturaux, au sein desquelles on voit des figures de Victoire Ailée, Amours et Divinités Fluviales. Les murs de la salle qui abrite la piscine froide, sont riches de peintures au sujet égyptien:  paysages sacrées avec présence de faune topique des bords du Nil , Europe sur le taureaux, et un panneau avec animaux marins , parmi lesquels est la lutte entre un Poulpe et un Homard, des images que à Pompéi on y est habitués depuis fort longtemps, depuis la période hellénistique. Plus intéressantes sont les représentations de la face nord, où est une Naumachie et sur la face  sud, avec deux Navires qui sort du port : semblable à une scène du Temple d' Isis, la peinture renvoie une image très fidele de Alexandrie, ou sont identifiables le Phare et l'Eptastadium, les  MORIAS, d'où sortent les bateaux, la petite Ile de  Antirrhodos et le promontoire de Lochias. 

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Le mur du fond est occupé d'une fontaine à cascade décorée par une niche en mosaïque, avec à son centre une image illustrant la Consigne des Armes  à Mars par trois petits Amours. Le  secteur des chambres réchauffées inclus la séquence du tepìdarium, du laconicum, et du  caldarium, ce  dernier ayant des grands fenêtres avec verres de couleurs clairs donnant sur la mer. Dans ce secteur, construit dans la première phase de construction, a été ajoutée dans ces dernières années, une grande piscine chaude, accessible par le caldarium et par une entrée indépendante avec une salle d'attente chauffée.