Insula_4  

Plan insula 4 herculanum

L’ Insula IV réside sur le Cardines 4 de Insula 3 comme indiqué sur le schéma .
Le long du Decumanus Inférieur à son nord,  se trouvent plusieurs petits commerces, tous à sa jonction avec Cardines V , y compris un Theromopolium se trouvant juste au croisement des routes. Huit pots en terre cuite qui aurait contenu les céréales et les légumes sont mis dans le compteur. L'insula contenait également une fullonica, mais ce sont les deux grandes maisons le long du côté sud de l'insula qui sont les plus impressionnants, avec une vue magnifique sur la baie de Naples. Les habitations qui dénotent l’ élégance de l’ insula sont la  Maison de l'Atrium à  Mosaïque , la  Maison des Cerfs et la Maison de l' Alcôve. D’autres maisons et boutiques, enrichissent l’ insula

Maison de l atrium en mosaique a Herculanum

(L) Maison de l' Atrium à Mosaïque (Insula IV, n. 1-2). Elle doit son nom à la curieuse décoration en mosaïque à damier de son atrium. C'est une des plus belles maisons panoramiques du quartier méridionale de la ville. Elle se divise nettement en deux parties: d'une part, l'entrée, l'atrium et la tablinum, qui s'ouvrent normalement le long de l'axe transversal de l'insula, orienté d'Ouest en Est, d'autre part, le portique, avec les pièces d'ha­bitation et les salles de réception donnant sur les terrasses situées face à la mer. Ce portique est, au contraire, orien­té du Nord au Sud, suivant le dispositif commun à toutes les riches et élégantes demeures tournées vers l'immense et magnifique panorama du golfe. La différence de niveau en­tre les deux parties provient dé la pente naturelle du terrain (Pl. II,/fc. 3). 

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La décoration du pavement en mosaïque du couloir d'en­trée et de l'atrium est parfaitement conservée. Celle du couloir est à panneaux avec motifs décoratifs rappelant la composition et les dessins d'un tapis, tandis que celle de l'atrium est à simple dessin géométrique formé de grands rectangles blancs et noirs. Le bassin en marbre de l'impluvium, dans l'atrium, semble dis­proportionné, probablement en raison de la conformation irré­gulière du toit. L'affaissement ondulé du pavement est dû au fait que les terres de remplissage ont cédé sous le poids énorme de la coulée. On remarque la forme particulière du tablinum qui, clos au fond et divisé par des piliers surmontés de fenê­tres, est constitué de trois nefs, dont celle du centre est plus élevée et plus large que celles des côtés.

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C'est, en quelque sorte, sous une forme embryonnaire, un plan de basilique (Pl. XXV, fiS- 45).
Le portique à fenêtres, c'est-à-dire à entrecolonnements fermés et percés seulement d'ouvertures de fenêtres et de deux entrées sur le jardin, relie, d'une manière commode, à l'abri des intempéries et des brusques changements d» température, les deux parties de la maison. (Pl. XXV, fig. 46; XXVI, fig. 47; XXVIII, fig. 50). On y a retouvé de nombreux vestiges de bois carbonisés provenant des chassis de fenêtres. Le long du côté Est, le portique se resserre jusqu'à former un étroit cou­loir protégé par une verrière, dont on distingue encore nette­ment des traces du châssis de bois.

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Sur ce côté, s'ouvrent quatre gracieuses petites pièces, des cubicula, à fond rouge et dont les plafonds sont en grande partie reconstitués. Elles sont dispo­sées, deux à deux, de chaque côté d'une belle exèdre centrale, décorée de légères peintures à motifs architectoniques et de petits panneaux à sujets mythiques sur fond de paysage: d'un côté, le Supplice de Dircé; de l'autre, Diane au bain (Pl. XXVII, fig. 48-9). De cette exèdre, légèrement surélevée, on pouvait jouir de la vue et de la fraîcheur du jardin égayé par le jet d'eau d'une fontaine dans une vasque de marbre.

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L'aile méridionale du portique mène aux appartements de maître proprement dits, avec un grandiose triclinium au centre, dont il reste des vestiges du pavement de marbre et de la déco­ration de peintures. Sur les côtés, d'autres pièces plus petites donnent sur la galerie couverte et sur une étroite terrasse décou­verte située en dessous. L'une de ces pièces conserve ses très fines peintures décoratives sur fond blanc. De chaque côté de la galerie, deux élégantes petites pièces, servant de cham­bres de repos et de belvédère, font penser par leur conforma­tion et la disposition de leurs fenêtres aux cubiculo, diurna des maisons et des villas patriciennes romaines.

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plan de la maison a l'Alcove a herculanum

(1) Maison a l' Alcôve (Insula IV, n. 3-4). - La façade sur la rue, toute en opus reticulatum, est percée de grandes et peti­tes fenêtres carrées avec des grilles de fer robustes. On y voit les vestiges de la longue galerie en saillie qui courait le long de l'étage supérieur (Pl. IX, fig. 18). Des deux entrées, la plus étroite, au n. 4, menait par une rampe d'escalier aux logements du premier étage qui donnaient sur la rue.
Le rez-de-chaussée est formé par les rectangles de deux maisons indépendantes à l'origine et réunies au moyen d'une grande pièce qui s'ouvre sur le vestibule de l'entrée principale. 

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Chacune des dîux parties ainsi juxtaposées conserve son ca­ractère propre. Celle qui se développe dans l'axe du vestibule d'entrée est très étroite et allongée. A l'exception de l'entrée et de deux autres pièces conservant quelques traces de décora­tion, elle a un caractère rustique et très modeste. L'autre partie, ouverte au midi et située à un niveau plus bas, est plus élé­gante et devait être réservée à l'appartement de maître propre­ment dit. Sur l'atrium couvert, avec un pavement a tesselles noires et losanges de marbre polychromes, s'ouvrent, d'un côté (sur la rue), un biclinium avec les cadres en bois des lits et une fastueuse décoration (IVème style pompéien) sur la partie supé­rieure des murs, de l'autre côté, un triclinum plus vaste, pour les réceptions, dont il ne reste malheureusement qu'une petite partie du riche pavement de marbre à carrés polychromes

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Un long couloir, en délicat opus tessellatum de l'époque d'Auguste, mène à un petit appartement isolé et réservé au repos, ainsi qu'à une alcôve (en forme d'abside à la manière d'un calidarium), précédée d'une antichambre (procoeton). Ces deux pièces n'ont qu'une simple décoration linéaire sur les murs et les voûtes.
Elles donnent sur une petite cour à piliers, servant surtout à l'aération et à l'éclairage, où règne une atmosphère de cloître (Pl. XXVIII, fig. 51).

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(2) Maison Fullonica n. 5-6-7. - C'est une modeste habitation appartenant probablement à une famille de marchands ou d'artisans. La partie antérieure était destinée à l'exercice du commerce ou du métier, tandis que la partie postérieure, plus à l'écart, était constituée par les pièces d'habitation. Le couloir d'entrée s'ouvre entre une pièce rustique servant d'atelier (n. 5) et une boutique (n. 7). Derrière celle-ci, dans le petit atrium couvert, on voit encore l'installation typique des podiums et des vasques pour le lavage du linge. 

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(3) Maison Papyrus Peint n. 8-9 (Insula IV). - Elle possède deux entrées: l'une au rez-de-chaussée, l'autre, plus étroite, introduisant à l'étage supérieur qui était également prolongé par une galerie en saillie ou un avant-corps sur la rue. Entre les deux entrées, un podium. La maison, dont le plan est très étroit et allongé, s'étire en longueur au-delà de toute mesure traditionnelle. Au centre, aucun atrium mais, au fond, une petite cour d'éclairage. Le couloir d'entrée, sur le côté, se prolonge sur toute la lon­gueur de l'habitation et toutes les pièces s'ouvrent sur lui comme sur le corridor d'un appartement de maison moderne. La der­nière pièce, au fond, est spacieuse et possède un mur peint avec un beau motif sur sa partie supérieure: des rideaux s'ouvrant sur une vue architectonique de 4° style.

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Plan de la maison de cerfs a herculanum

(M) Maison aux cerfs (Insuîa IV, n. 21). - Après la série d'humbles habitations, de boutiques de marchands et d'ateliers d'artisans qui se suivent le long du decumanus et du cardo V, Vinsula se termine au Sud, comme à l'opposé du cardo IV, par una grande et élégante demeure, la plus opulente, la plus luxueu­se et la plus rationnellement construite de toutes les riches et belles habitations du front méridional. L'édifice occupe un vaste rectangle de 43 mètres de longueur et se divise, lui aussi, en deux corps de bâtiment principaux: le quartier Nord de l'en­trée et le quartier Sud des terrasses, reliés entre eux par un quadriportique à fenêtres. Le mode de construction et la dé­coration nous reportent à l'époque Claude-Néron et aux derniè­res réfections exécutées après l'an 62 ap. J. C. (plan fig. 5).

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Du portail d'entrée, enrichi seulement par la décoration de marbre du trottoir, on passe dans le petit atrium entièrement couvert (testudinatum) qui fait fonction de véritable vestibule de dégagement, à la manière de l'antichambre d'une maison moderne. D'un côté, on entre directement dans le triclinium et sous le quadriportique, tandis que, de l'autre, un couloir contourne le triclinium et mène directement à la partie située plus en retrait et réservée à la cuisine et aux offices avec, au-dessus, les pièces rustiques pour les domestiques, desservies par un méchant escalier et une galerie en bois.

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Le grand triclinium, servant aussi de salle de réception, a les murs décorés de manière austère, depuis la plinthe jusqu'à la corniche du plafond, par de grandes bandes rouges sur fond noir uni, dont la monotonie n'est rompue que par de sobres motifs architectoniques et ornementaux. Le pavement, en re­vanche, resplendit de ses incrustations de carreaux en marbre de couleurs et de formes diverses, qui ont été disposés sans chercher à réaliser un véritable dessin géométrique. Autrefois, lorsque le grand portail du portique était ouvert, la vue s'éten­dait, à travers le jardin et la pergula de la terrasse, jusqu'à la mer (Pl. XXX,).

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Les deux groupes des cerfs assaillis par des chiens de chasse, qui décorent actuellement cette salle, ont été récupérés, en même temps que les autres sculptures conservées dans les autres pièces de la maison, dans une partie du jardin épargnée par le percement des galeries souterraines. Par leur modelé à la fois délicat et nerveux, ces cerfs peuvent être rangés parmi les plus beaux groupes de sculptures d'animaux que Pompéi et Herculanum nous aient restitués (Pl. XXXII,
Sur le même côté, on voit ensuite: une pièce servant de dé­gagement à la cuisine, à l'apotheca et à la latrine, ainsi qu'un beau cubiculum intérieur avec les murs décorés d'une peinture à fond rouge et le pavement en sectile de marbre.

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Au fond, une autre salle élégante (oecus) avec les murs et la voûte décorés de fines peintures à fond rouge, et le pavement, lui aussi, en marbres polychromes. Au centre de cette salle, une belle sta­tuette de Satyre à l'outre, variante d'une autre statuette célèbre en bronze retrouvée à Pompéi (Pl. XXXI, fig. 56; XXXII).
Le vaste quadriportique a perdu l'élément architectonique de ses colonnes, alors que celui de la " Maison à l'atrium de mosaïque ,, voisine l'a conservé (v. p. 51). Il prend ainsi l'aspect plus pratique et plus rationnel du corridor à fenêtres, tel qu'on en voit dans les maisons modernes. Mais il a gardé l'élégante décoration des murs et du pavement divisé en panneaux corres­pondant aux jours des fenêtres.

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Les gracieux petits tableaux qui se sont conservés entre les panneaux des murs, avec leurs scènes de jeux de petits Amours, appartiennent à une plus longue série de peintures détachées, lors des précédentes fouilles, et conservées au Musée de Naples (Pl. XXXIII).
Le jardin, entouré des murs du quadriportique, orné de tables de marbre et de sculptures, conserve encore, du côté du triclinium, un grand portail avec un fronton qui était, à l'origine, entièrement revêtu de mosaïque en pâte vitreuse, représen­tant, au centre, une tête d'Oceanus au milieu d'une frise de petits Amours chevauchant des hippocampes.

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Le chapiteau d'ins­piration baroque, taillé dans un bloc d'ardoise et incrusté de marbre, ou bien appartient à un aedicule qui a été détruit, ou bien a été arraché à un autre édifice et transporté là par la vio­lence du fleuve de boue.
L'aile méridionale, plus riche et plus somptueuse, bien que moins bien conservée, est comprise entre les jardins et les ter­rasses panoramiques et a vue sur le littoral et le golfe. Au centre, une grande salle servant à la fois de triclinium d'été et à'oecus. Il ne reste malheureusement qu'une petite partie de son pave­ment en sectile, échappée à l'oeuvre destructrice des excavateurs. Il ne subsiste, aussi, que quelques vestiges de sa décoration sur le pilier d'angle: une nature morte et une composition mythique ou tragique.

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Cette grande salle est flanquée de chaque côté d'une pièce plus petite (oecus), également ornée de marbres rares et ouverte par une fenêtre sur le jardin. La loggia comprend, au centre, une pergula reposant sur quatre piliers flanqués de vases de terre cuite originaux et, aux deux extrémités, deux chambres de sieste et de repos (diaetae), dont l'une a conservé un fragment de son superbe pavement en sectile de marbre. Devant, une terrasse (solarium), entièrement découverte.

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Dans la salle orientée vers l'Est, on admire une statuette d'Hercule ivre, au modelé vigoureux et puissant. Son auteur, un artiste romain, a plaisamment représenté ici le dieu fondateur de la ville, non pas dans une de ses entreprises héroïques, mais victime de son penchant inconsidéré pour le vin. Le ventre gonflé comme une outre, le visage contracté par l'ivresse, les jambes mal assurées, la massue posée de manière comique sur l'épaule, le héros est en train d'accomplir l'acte le moins héroï­que de sa vie.