Le Forum Triangulaire et les Théatres 

            Forum Triangulaire   -   Temple Dorique   -   Grand Théatre   -   Petit Théatre              

 Palestre des Gradiateurs   -   Temple de Isis   -   Temple de Meilichios   -   Palestre Samnite


Plan Forum Triangulaire et Theatres Pompei

Le deuxième forum de Pompéi dit Forum Triangulaire qui donnait accès à la zone des THEATRES, était situé dans la partie la plus extrême de l'Insula 8, donc la plus  panoramique sur la cote et sur l'estuaire du fleuve Sarnum. La bonne position de défense, fait de cette zone un quartier imprenable vu les grand espaces  ouverts des édifices ici présents.
Ce quartier constitue la partie de la ville ou sont ressemblés le plus grand nombre d'édifices publics et religieux est celle où nous allons visiter le Forum Triangulaire et les Théâtres, sur le versant méridional de la colline. C'est le quartier où le plan régulateur et les monuments portent la plus forte empreinte hellénistique 

Plan regio 7 Pompei

Ce Forum doit son nom à la configuration du terrain qui s'avance vers la plaine en formant une espèce de bastion naturel. On y arrive en passant par un grandiose propylée à colonnes ioniques. À l'intérieur, un long portique dorique, improprement appelé hekatonstylon. Formé à l'origine par 95 colonnes dont un tiers seulement a été reconstitué et remis en place, il courait le long des deux côtés intérieurs de l'enceinte. Le long du coté sud-est, presque à la lisière de la terrasse, s'élèvent encore les vénérables vestiges d'un temple dorique archaïque. Si nous nous basons sur les rares éléments architectoniques qui ont survécu (trois chapiteaux à échine fortement aplatie) et sur les terres cuites architectoniques qui ont été retrouvées au cours des récentes fouilles, nous pouvons faire remonter la date de sa construction à la fin du VI° siècle avant JC, c'est-à-dire à l'époque où Pompéi, était soumise à l'hégémonie maritime des colonies grecques de Cumae et de Néapolis.

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Le temple avait été dédié, à l'origine, à la divinité d'Hercule associé, plus tard au culte de Minerve. Vu sa vétusté, cet édifice fut maintes fois retouché et refait pendant la période Samnite. Pendant la période romaine, il finit par ne plus être qu'un simple sacellum. Il faut faire remonter à cette époque l'enceinte qu'on aperçoit devant les gradins du temple et qui servait peut-être de heroon, consacré au culte du héros éponyme, fondateur de la ville. À coté du heroon, se voient trois autels en tuf, datant de la période préromaine; en arrière, les vestiges d'une fontaine publique à Tholos, formée d'un puits entouré d'un grandiose périptère, dont la construction est due au meddix N. Trebius. Au nord du temple, une exèdre avec un cadran solaire (horologium) que l'on doit à la munificence des deux duumvirs qui firent également don du cadran solaire du Temple d' Apollon.

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Du Forum, on accede aux theatres, Pompéi avait deux théâtres. Un Grand Théâtre construit pendant la période du tuf et très remanié par les Romains ; puis, suivant le précepte de Vitruve, un Petit Théâtre ou ODEON couvert et construit à l'époque romaine
Les théâtres antiques, grecs ou romains, se composaient de plusieurs parties :
1 La CAVEA ou hémicycle contenant les gradins sur lesquels prenaient place les spectateurs.

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2 L'ORCHESTRE. On appelait ainsi l'espace renfermé entre les bras de la cavea, au niveau du sol, devant la scène. La cavea étant plus grande chez les Grecs que chez les Romains, il s'ensuit que, en tenant compte des proportions, l'orchestre des Romains était plus grand que l'orchestre des Grecs. C'est ce que l'on peut constater aux théâtres de Pompéi.
3 La SCENE.
4 Le PORTIQUE enfin, où les spectateurs pouvaient se promener en attendant l'ouverture des portes et, en cas d'orage ou d'averse pendant la représentation, chercher un refuge momentané.
Des Temples et des lieux sacrés, enrichissent cette zone. 

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LE FORUM TRIANGULAIRE

plan Forum Triangulaire Pompei

Dénommée ainsi en raison de sa forme triangulaire, la place fait partie du projet d'urbanisme, dans l'ensemble unitaire, qui conduisit à l'aménagement de tout le quartier des théâtres au 2° séide ap. J.-C. Il est situé à la limite méridionale du banc rocheux sur lequel est construit Pompéi, en position dominante vers la mer et le fleuve Sarnum. Un majestueux portail à colonnes ioniques introduit sur la place, entourée d'une colonnade dorique excepté sur le coté sud pour ne pas cacher le panorama. Le complexe entier, qui comprend la place, les théâtres et les temples voisins, se présente comme un centre culturel et religieux d'un caractère plus hellénistique due italique, et c'est bien pour cela qu'il était sans doute aménagé a la périphérie de la ville.

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L'accès au Forum Triangulaire se présente avec un Propylée  monumental, qu'il était composé de six colonnes ioniennes de tuf et cadré aux bouts par de piliers lesquels assumaient forme de semi colonne du même ordre;  après les creusements, trois de ces colonnes ont été remontées, avec exposé un fragment de la grande architrave dominé par un cadre denté. Le propylée remonte au 2° siècle av. JC mais tout le mur de fond, interrompus par deux entrées,  fut refait complètement en œuvre incertaine et en brique à la suite des dommages causés par le tremblement de terre du 62.  De celui-ci on accède au grand portique aux trois bras qui délimitait la zone sacrée, soutenu d'environ 100 colonnes doriques en tuf;

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 probablement à cette colonnade ou au propylée d'en face, faisait référence une inscription osque qui mentionnait la construction d'une "pas-restée", du grec "pastàs", de la part du Meddix Tuticus V Popidius, peu loin retrouvé dans une maison située au croisement entre Rue de l'abondance et la  Rue des Théâtres. La datation hellénistique du portique a fait récemment objet de discussion sur la base des résultats émergée par quelques sondages de creusement, qui rapportent à l'âge d'Auguste la date de sa construction;  telles données ne sont pas en contradiction avec tout ce qu'a été témoigné par l'histoire des bâtiments et les décorations de la plus grande partie des bâtiments présents dans la zone qui, édifiés entre l'âge archaïque et l'âge tardif-Samnite, furent presque tous profondément restructurés en âge d'Auguste, le Gymnase Samnite, le Grand Théâtre, l' Heròon, le Grand Gymnase, et après le tremblement de terre de 62 , les propylées , le Gymnase Samnite.. 

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Peu de colonnes furent retrouvées intactes au moment du creusement;  de celles-ci, onze ont été recomposés dans le portique oriental:   surmontez d'une décoration dorique, elles sont très semblables à celles du voisin Gymnase Samnite.
Au moment de l'éruption bonne partie du portique n'était plus couvert par un toit,  comme il montre le manque de trous pour le logement des poutres dans le mur de fond septentrional et qui garde une hauteur encore considérable;  depuis longtemps déjà, l'on avait démontée la grande citerne aux deux bras, longue plus que 35 m alimentée par le flanc des couvertures, devenue inutile après que la ville a été reliée à l'aqueduc auguste du Serinum. Une conduite de ce dernier, alimentait un bassin à forme de fontaine en marbre grec d'âge hellénistique avec un jet tiré à l'intérieur d'une des colonnes du portique septentrional; 

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devant la fontaine se trouve une base couverte de marbre, que, comme le rappelle l'inscription,  soutenait la statue de Marcellus,  petit-fils d'Auguste, mort en 23 avant J.C, honoré ici comme patronus de Pompéi.Le portique oriental et la partie de la place délimitées par le long mur en œuvre incertum, qui début juste après la statue de Marcellus,  fonctionnaient respectivement comme piste couverte (xystus), et découverte pour les entraînements et était en contact direct avec la Palestre Samnite, communicant pas son coté, avec le portique à travers une entrée secondaire. Cette zone était donc un Gymnase, et donc sous la protection de l'un des plus anciens endroits de culte existant dans la ville: le Forum Triangulaire.

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LE TEMPLE DORIQUE

lan temple Dorique Pompei

La première construction du Temple Dorique remonte au 6° sec. av. JC.;  une série de découvertes a permis d'établir qu'il fut plusieurs fois décoré entre le V° et le II° siècle av. JC son plan résulte pas très clair et certes, du moment que le bâtiment, abimé, était constitué d'un simple petit sacellum au moment de l'éruption du 79.  Il est certains de toute façon qu'il était entouré complètement de colonnes, 7 en largeur et 11 en longueur, selon le schéma architectural typique des temples grecs, et qu'il avait l'entrée tournée vers la terrasse;  quatre des chapiteaux doriques originaires en travertin, ont été posé aux quatre coins du Temple. 

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Le Temple Dorique était dédié à la Déesse Minerve, comme le témoigne une inscription osque de la série "eituns" découvert dans les environs. Comme tous temples de cet ordre, ce complexe se distingue par son style très sobre et par l'absence de toute base, la colonne reposant sur le soubassement général. Les colonnes doriques ont un chapiteau fait d'une dalle carrée au-dessus d'une forme arrondie; elles sont lourdes et rapprochées pour pouvoir supporter le poids de la maçonnerie. Leur lourdeur est allégée par leurs cannelures et par leur forme effilée. Sur l'entablement, sont gravés des triglyphes verticaux au-dessus de chaque colonne, qui alternent avec des métopes ovales ou carrées, d'abord peintes puis plus tard ornées de bas-reliefs peints.

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Le large escalier portait à son bassement sur le quel le Stylobate, soutenait la base des colonnes. On accédait au Pronaos, avancé de 4 colonnes et de la, au Naos, la celle avec l'image sculpté du Héraclès (Hercule) dans un premier moment, ensuite la Déesse Minerve. Détruit  durant le tremblement de terre de 62, il n'avait subi aucune reconstruction,  restant dans l'état au moment du tremblement de 79.  
Juste en face du Temple, au pied de l'escalier, il y a un monument d'un caractère tout à fait inhabituel par rapport aux autres modèles de temples doriques. Plutôt que l'autel des grands sacrifices aux dieux;

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on retrouve en fait, cette forme de bâtiment carrée, avec une petite enceinte de murs, que si l'on en juge par sa forme, doit avoir été un lieu d'inhumation, ici ont été trouvées dans une fosse une tombe avec restes d'ossements humains. Une recherche approfondie a certifié qu' il s'agissait de l' Hérôon, tombe symbolique du mythique fondateur de la ville, une tradition locale qui vois ce fondateur en la figure mythique de  Héracles, Hercules, dont la présence caractérise toutes les phases de peintures et décorations de la ville. Trois petits autels en tuf sont situés aussi devant le temple, à gauche de l'escalier , tous en blocs de tuf, deux d'être eux  sont posés sur une unique base, la troisième est posée sur la terre, sans base,  et de dimensions supérieurs, sa surface est divisée en trois parties, pour les trois phases d'un rituel bien spécifique.

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Environ à l'angle nord-occidental est conservé un siège semi-circulaire de tuf défini avec le nom de "Schola" décoré aux extrémités par des sculptures à forme de pattes de lion et un cadran solaire. La schola avait été placée en ces lieux précis pour bénéficier du panorama sur la vallée du Sarnum. Une inscription latine d'âge auguste, nous informe que celui-ci et le cadran solaire ici situé aussi, furent commandés et dédiés par les duumvirs L. Sepunius Sandilianus et M. Herennius Epidianus. 

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L(ucius) Sepunius L(uci) f(ilius) Sandilianus
M(arcus) Herennius A(uli) f(ilius) Epidianus
duovir(i) i(ure) d(icundo) scol(a) et horol(ogium)
d(e) s(ua) p(ecunia) f(aciendum) c(uraverunt)

"...... Lucius Sepunius Sandilianus le fils de Lucius et Marcus Herennius Epidianus le fils d'Aulus, duumvirs avec l'autorité de pouvoir judiciaire, ont ordonné sur place la creation du siege et du cadran solaire à leurs propres frais......"

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A cette même période  remontent quelques Hermès, retrouvée en plusieurs  points de la place du Forum triangulaire, données par M. Lucretius Decidianus Rufus, l'un de citoyens les plus influents de Pompéi en époque auguste.Juste à coté, sur la droite, proche de l'enceinte à terrasse donnant sur la pleine du fleuve Sarnum, se trouve un puits entouré par un kiosque rond avec forme de Tholos dont se conservent quatre colonnes doriques en pierre de tuf,  une inscription osque, gravé sur l'architrave, rappelait que la construction fut réalisée par le Meddix Tuticus Numerius Trebius, directeur administratif de Pompéi. La fonction de ce bâtiment comme puits c'est tout autre que certaine;  il a été remarqué en effet que le bord du puits ne présente aucun signe du frottement des cordes;  la proximité avec la tombe du fondateur rend possible l'identification du kiosque avec le "Mundus" , un endroit que marquait le point de contact étroitement entre le monde des vifs et celui souterrain, étant strictement lié aux complexes rituels que l'on pratiquait en ce lieux avant même la naissance de la ville. 

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lE GRAND THEATRE
ou Théatres Tragique

lan Theatre Grand Pompei

Dans la cavité naturelle formée sur le versant de la colline, les Pompéiens de la période hellénistique aménagèrent leur Théâtre ; ils l'agrandirent plus tard en l'adaptant au type architectonique du théâtre romain. Ils en firent ainsi, par l'adjonction de la galerie supérieure et des tribunalia au dessus des deux entrées latérales de l'orchestre, un théâtre capable de contenir plus de 5000 spectateurs. Ces travaux de restructuration furent réalisés par l'architecte  M. Artorius M.l. Primus, et commandés par deux membres de familles très influents de la ville, dont la richesse était basée sur la production et la commercialisation de vin : M. Holconius Rufus et M. Holconius Celer. Une inscription, conservée dans le Musée de Naples,  rappelle que les deux frères Holconii prisèrent à leur charge ("sua pecunia") des travaux sur la construction d'un passage souterrain (cryptae), des sièges d'honneur (tribunalia) destinés aux invités d'honneur réalisés au-dessus des parodoi et de tous les gradins pour le public (theatrum). 

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La vaste cavea, dont il ne reste que les gradins inferieurs, l' ima cavea et une petite partie de la media cavea avec l'ossature seulement de la summa cavea placée au dessus d'un corridor couvert (cryptae), donnent sur le magnifique et profond panorama des Monts Lattarii. La scène à trois portes, avec ses niches et édicules, appartient au modèle courant des théâtres romains; des essais de fouilles ont mis au jour les restes d'une scène plus ancienne de type hellénistique, rectiligne au devant et avec des avant-corps de cote (" parasceni "). Au dessous du niveau de l'orchestre se trouvaient des bassins dont les jets d'eau devaient charmer les spectateurs pendant les entr'actes. 

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Derrière la scène, une vaste place carrée, entourée de portiques, suivant la régie adoptée par des villes hellénistiques et romaines de la "porticus-post-scenam,,," une sorte de dépendance du théâtre, confortable lieu de rendez-vous des spectateurs soit avant que pendant le spectacle; plus tard, pendant la période néronienne, on le transforma en caserne des gladiateurs (" Ludus gladiatorius ").

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La cavea du grand théâtre de Pompéi a 68 mètres de diamètre; sa partie supérieure est au niveau du Forum triangulaire tandis que l'orchestre est à un niveau très inferieur. Les gradins s'adossaient d'un d'un coté à la montagne et de l'autre coté, a droite, ils s'appuyaient en partie sur la haute muraille circulaire qui dominait le temple d'Isis.
La cavea se composait de trois parties : l' Ima Cavea, partie basse qui entourait immédiatement l'orchestre. Elle comprenait cinq marches, larges, peu élevées, sur lesquelles on plaçait des sièges pour les décurions, les magistrats, les personnages de distinction afin qu'ils fussent aux premiers rangs et bien assis. Cette partie est très bien conservée dans le théâtre 

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La Media Cavea s'élevait au-dessus de l' ima cavea dont elle était séparée sur toute sa longueur par un petit parapet et un passage, le praecinctio.  Vingt degrés, les uns au-dessus des autres, y servaient de sièges aux spectateurs. Six escaliers verticaux, formant des rayons à la circonférence et s'arrêtant à l'ima cavea, divisaient la cavea media en cinq parties égales appelées, a cause de leur forme, cunei, ce qui signifie coins. On voit sur l'image en tête, la place de ces escaliers mieux conserves au petit théâtre.
Plus haut encore, au-dessus d'un corridor voute et percé de portes correspondant à ces escaliers, quatre gradins constituaient la partie la plus élevée, la summa cavea.

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De chaque cote de l'orchestre, à l'extrémité du fer a cheval, à l'angle de la scène, un passage voute, servant d'entrée a l'orchestre, supportait une plate-forme appelée tribunal; là siégeaient a des places réservées les plus hauts personnages. Entre chaque cavea, un passage appelé praecinctio, parallèle aux gradins, permettait aux spectateurs de gagner les escaliers des cunei et, par la, leurs places respectives.
En haut du mur le plus élevé qui domine la summa cavea, une série de pierres avancées percées au centre. Ce sont les anneaux de pierre destines à retenir les mats auxquels on fixait les cordages du voile que l'on étendait sur le théâtre pour garantir du soleil les spectateurs.

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Au centre du premier degré de la cavea media, une inscription en lettres de bronze incrustées marquait la place ou le conseil des décurions reconnaissant avait voté à M. Holconius Rufus, deux fois duumvir, quinquennalis, fidele d'Auguste et patron de la colonie, un bisellium, siège à deux places. Ce Holconius Refus vivait au commencement du premier siècle de notre ère. II avait rendu de grands services à ses concitoyens et s'était montre fort généreux. Une autre inscription, également trouvée au grand théâtre, nous apprend que les deux Holconius, Rufus et Celer, ont reconstruit a leurs frais, pour embellissement de la colonie (ad decus coloniae), le corridor vouté sur lequel repose la summa cavea et les passages sous les tribunaux. Ce sont eux aussi qui remplacèrent par des degrés en marbre les anciens degrés en lave. II n'est pas étonnant qu'à tout moment, sur les murs de Pompéi, on lise les noms des membres de cette famille et que, sur une des places de la ville, ils aient eu des statues.

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II est difficile de savoir si l'orchestre du grand théâtre servait aux musiciens et aux chœurs. II est plus probable qu'on l'utilisait pour augmenter le nombre des personnages bien places. Les deux petits escaliers reliant l'orchestre à la scène se prêtent peu, avec leurs marches étroites et raides, aux évolutions d'un chœur.
MM. Mau et Dorpfeld ont fait au grand théâtre des fouilles dont les résultats sont intéressants. Ils ont constaté que la scène, dont le niveau primitif était le même que celui de la caserne des gladiateurs, avait, à des époques différentes, subi plusieurs modifications jusqu'au jour ou on la suréleva.

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II est difficile de savoir si l'orchestre du grand théâtre servait aux musiciens et aux chœurs. II est plus probable qu'on l'utilisait pour augmenter le nombre des personnages bien places. Les deux petits escaliers reliant l'orchestre à la scène se prêtent peu, avec leurs marches étroites et raides, aux évolutions d'un chœur.
MM. Mau et Dorpfeld ont fait au grand théâtre des fouilles dont les résultats sont intéressants. Ils ont constaté que la scène, dont le niveau primitif était le même que celui de la caserne des gladiateurs, avait, à des époques différentes, subi plusieurs modifications jusqu'au jour ou on la suréleva.

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La scène, telle qu'on la voit aujourd'hui, profonde de 24 mètres, s'élève d'un mètre environ au-dessus de l'orchestre et de son niveau primitif. Le plancher en bois qui la recouvrait a complètement disparu. Des avances et des retraits, deux escaliers rompent l'uniformité du petit mur qui supportait l'avant-scène. Dans le sous-sol, des chambres contenaient la machinerie dont nous n'avons pas encore saisi tous les secrets. Chez les anciens, pour découvrir la scène, le rideau descendait au lieu de monter ; on voit très bien, en avant de la scène, l'ouverture et les trous ménagés à cet effet. Le fond de la scène, construit en briques destinées à être revêtues de marbre, est d'époque romaine. Suivant l'usage antique il représentait la façade d'un palais percée de trois portes, ornée de niches garnies de statues, de colonnes en marbre, de piédestaux qui portaient aussi des statues. Quand il y avait lieu, la machinerie permettait d'élever devant cette façade immuable un décor nouveau.

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Derrière la scène un espace appelé post-scenium servait aux acteurs pour revêtir leurs costumes, se retirer quand ils devaient disparaitre ou attendre le moment de rentrer en scène.
A l'angle nord-ouest, la ou le niveau du sol est plus élevée, une tour carrée à l'extérieur, ronde à l'intérieur, haute de 4 mètres et large de 6 mètres 70, servait de réservoir. Sans doute elle entretenait le bassin de l'orchestre et fournissait l'eau que, pendant les grandes chaleurs, on répandait dans l'atmosphère surchauffée du théâtre en vapeurs parfumées. C'est ce que les Romains appelaient sparsiones.

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On en faisait sur les affiches la promesse ainsi formulée : Sparsiones, vela eruiit, il y aura des aspersions d'eau parfumée) et des voiles, pour abriter du soleil.De nombreuses entrées facilitaient la circulation. Du Forum triangulaire, on pouvait entrer de plain-pied dans la partie supérieure de la media cavea et donc monter a la summa cavea  ou descendre derrière la scène. De la rue de Stabies, une pente douce et quelques marches  montent au sommet de la media cavea accessible aussi par l'orchestre et par les deux passages voutes qui y conduisent ; de cette rue aussi on entrait dans le théâtre et dans les portiques attenants. Ces passages, ou la foule séjournait en attendant l'ouverture des portes et s'écoulait lentement, sont couverts de graffites.

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LE PETIT THEATRE
ou Odeion

Plan Theatre Odeion Pompei

Le PETIT THEATRE , dit aussi ODEION, se trouve sur la droite du Grand  Théâtre. II fut construit dans les premières années de la colonie de Sylla et, comme le déclarent les inscriptions encore sur le site, c'était un théâtre couvert: le toit devait reposer sur les murs péricentraux qui délimitent la cavea.
Comme dans le «grand théâtres, l' Ima Cavea est présente, avec des gradins plus bas et plus larges pour y installer les sièges {bisellia) réserves aux décurions. La balustrade qui sépare l' Ima et la Media Cavea est ornée de pattes de griffons ailées. Des Telamonis agenouilles sont sculptes sur les extrémités des murs qui délimitent la cavea. Le théâtre, auquel la couverture devait assurer une excellente acoustique, était utilise pour des auditions musicales et la déclamation des poètes. Ce théâtre pouvait contenir de 1500 à 2000 spectateurs.

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Au-dessus de la porte et en divers autres endroits une inscription nous apprend que les travaux pour la construction du petit théâtre ont été adjuges d'abord puis approuves par les deux duumvirs C. Quinctius Valgu et M. Porcius. Plus loin, nous verrons ces deux mêmes duumvirs, élus quinquennales, construire l'amphithéâtre à leurs frais. Ce travail fut exécuté vraisemblablement pendant les premiers temps de la colonisation romainede Silla. La même inscription nous apprend que le petit théâtre était couvert. Un des graffites graves sur ses murs est date de l'an 3 avant J.C.

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Un mur carré encadrait étroitement ce monument semi-circulaire; restreignant même, en arrêtant à droite et à gauche le développement des degrés les plus élèves, le nombre des places. Seuls. Les gradins inferieurs eurent leur longueur entière. Cette disposition est due a la nécessité de donner un support à la voute en pyramide qui recouvrait l'édifice. Comme le grand théâtre, le petit était divisé en trois cavea séparées par des passages horizontaux ou prccinctions, et divisées en Cunei par des escaliers verticaux. Comme au grand théâtre aussi, la voute sous laquelle on passait pour entrer dans l'orchestre supportait les tribunaux avec leurs places réservées et leurs escaliers particuliers.

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La scène, beaucoup plus simple que celle du grand théâtre est aussi mieux conservée. Un double escalier ménagé dans le mur de derrière du théâtre conduisait directement aux gradins les plus élèves d'ou, par les escaliers des cunei les spectateurs descendaient vers leur place ; on entrait dans l'orchestre et, de la, dans les diverses parties de la cavea par la rue de Stabies et par le portique qui communiquait aussi avec le grand théâtre.
Le petit théâtre était un Odéon (ODEUM) destine aux auditions de chant et de musique. Les théâtres couverts étaient des odéons. Dans le grand théâtre on donna probablement des pièces du répertoire grec. Sur une tessère trouvée à Pompéi on lit le nom d'Eschyle.

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Mais on y jouait aussi des mimes apportées d' Egypte, des pantomimes et surtout des Atellanes; les atellanes, écrites en langue osque et parsemées de gros sel non attique, étaient nées en Campanie, tout prés de Pompéi.
La furent crées ces personnages qui, transportés à Rome, ont subsisté  évoquant à la fois et un type physique et un type moral ; Maccus, un gros beta, rustre, toujours en mauvaise situation ; Bucco, parasite, menteur et hâbleur. Papus ou Casnar, vieux, avare, jaloux de son or et de sa femme, vole de tous cotes ; le croquemitaine Manducus ; Dorsennus, faiseur de belles théories à l'usage des autres. Les atellanes raillent souvent les foulons, corporation assez puissante pour que la satire s'en soit occupée.

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Quand les Romains se furent établis à Pompéi, peu a peu sans doute le répertoire romain remplaça celui qu'avaient introduit l'influence grecque et l'esprit national. Le théâtre de Pompéi revit des pièces grecques, peut-être quelquefois encore dans leur langue originale Samnite, mais le plus souvent traduites et adaptées par Attius ou par Livius Andronicus; les atellanes leur revinrent sans doute de Rome habillées en bon latin par Pomponius et Novius, mais non moins grossières.
Les acteurs, si l'on en juge par les témoignages recueillis sur les murs de Pompéi, ne jouirent pas d'une faveur comparable à celle des athlètes et des gladiateurs. Toutefois un acteur, qui n'était pas de Pompéi mais qui venait y jouer quelquefois, plaisait certainement au peuple.

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Sur les murs de la ville, au moment ou il la quittait, plus d'une main écrivait: « Actius, adieu » et aussi : « Actius, reviens bientôt. « Dans deux édifices, on trouva sur un hermès en marbre, le buste de l'acteur Sorex. Un graffite de la basilique traite de voleur un emboliarius nommé  Oppius. Lemboliarius était un acteur jouant spécialement dans les embolium, petites pièces servant d'intermèdes. Un graffite de la Maison du Centenaire donne le nom d'une actrice : Histrionica Rotica.Dans l'antiquité comme de nos jours les théâtres servaient quelquefois à des usages auxquels ils n'étaient pas primitivement destines : des réunions publiques, des conférences sur des sujets divers auxquelles devait assister un nombreux auditoire. Nous n'avons aucun document qui établisse qu'il en fut ainsi à Pompéi, mais il n'y a pas lieu de penser que ses deux théâtres aient fait exception a la règle générale. ~

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LA PALESTRE DES GLADIATEURS
EX - PORTICATUM POST-SCAENIUM 

Plan alestre Gladiateurs Theatres Pompei

Comme c'était I' usage dans les théâtres hellénistiques et comme le prescrivait Vitruve dans le De Architecture:, les théâtres de Pompéi possédaient eux aussi un grand quadriportique, ou les spectateurs pouvaient déambuler entre un spectacle et un autre ou s'abriter en cas de pluie: une sorte de foyer. Le portique avec sa colonnade dorique fut toutefois construit en un second temps, au début du I° siècle av. JC, peut-être a la même époque que le petit théâtre. II était accessible directement de la rue de Stabies, constituant ainsi également une place et un lieu de rencontre pour les citoyens. Les pièces le long des murs extérieurs, sur deux niveaux, furent ajoutées après 62 ap. JC. Dans beaucoup d'entre elles furent retrouvées des armes de gladiateurs, ce qui laisse penser que, dans les dernières années, I' édifice était utilise comme caserne de gladiateurs.

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Les portiques du Forum triangulaire étaient en communication avec les gradins élèves du grand théâtre. Les spectateurs au contraire, placés au-dessous de la seconde precinction, dans l'ima cavea et a l'orchestre, auraient du, sous des pluies d'orage gagner le Forum triangulaire en gravissant des escaliers longs et pénibles, s'ils n'avaient eu a leur usage un autre portique. Découvert en 1766, ce portique fut déblayé entre les années 1767-1796.Entourant une area de forme rectangulaire de 46 mètres 60 sur 34 mètres 80, il comprend 74 colonnes doriques hautes de 3 mètres 60, recouvertes de stuc peint, lisses a la partie inferieure, cannelées à la partie supérieure.

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II communiquait, par un autre portique beaucoup moins grand, avec le grand théâtre et, par un escalier, avec son proscenium. Un large passage l'unissait au petit théâtre. Son entrée principale, ornée de trois colonnes surmontées de charmants chapiteaux ioniques et surélèves de trois degrés, ouvrait sur la rue de Stabies par deux longs corridors parallèles dont quatre portes élevées perçaient le mur mitoyen.  De tous cotes, en cas d'alerte, la foule pouvait sortir rapidement et, sans encombrement, s'écouler sous les portiques.
Ce portique était dune grande élégance avec ses colonnes, doriques par leurs chapiteaux mais si légères, si élancées ! Comme le Forum triangulaire en dehors des représentations, il servait probablement de lieu de promenade. 

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Toutefois munis l'un et l'autre de portes par lesquelles on pouvait clore toutes les issues ils ne devaient pas être toujours ouverts. Chaque soir, peut-être, a la nuit, on fermait les deux portiques d'ou les promeneurs nocturnes auraient pu entrer  dans les théâtres. Un moment vint, sous l'empire, ou la destination de ce portique changea. On construisit tout a l'entour une série de cellules ne communiquant pas entre elles et, au-dessus, un second étage accessible par des escaliers et par un balcon en bois qui courait devant toutes les chambres du premier étage. On connait une disposition analogue au marche et dans la villa d'Hadrien.

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Les découvertes que Ton a faites dans ces chambres donnent lieu de penser que ces constructions avaient eu pour objet la transformation du portique du grand théâtre en caserne de gladiateurs. On a trouve, en effet, dans une pièce plus profonde que les autres qui occupe le centre du cote méridional, des armes ayant servi certainement, non a des soldats, mais a des gladiateurs. Cette pièce, sur les murailles de laquelle étaient peintes des armes de gladiateurs en trophées, renfermait des casques de forme caractéristique; d'autres chambres, d'ailleurs, ont fourni des armes de même nature : ceinturons, baudriers, lances et poignards, épées, jambières richement ornées et boucliers ronds. 

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Dans un appartement plus grand que les autres, précédé d'un portique et occupant le centre du cote oriental, on monte par cinq degrés a une vaste cuisine dont le fourneau occupe toute la longueur du mur de fond et semble aménagé pour préparer la nourriture d'un assez grand nombre de personnes. Un peu plus bas que cet ensemble de pièces, une petite salle semble avoir servi de prison. On y a trouve une de ces entraves appelées nervus qui ne permettaient pas aux prisonniers de tenir les jambes dans une situation verticale. Quatre hommes enfermes la pendant le cataclysme n'ont pu fuir, mais ils n'avaient pas les jambes prises dans l'entrave.

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D'ailleurs, beaucoup des habitants de ce lieu, qui cependant étaient libres, n'ont pas trouve d' avantage leur salut dans la fuite ; aucune maison n'a livré autant de squelettes ; une seule pièce en contenait trente-quatre; dans une autre, au milieu d'armes diverses et de dix-huit squelettes, se trouvaient les restes d'une femme ornée de joyaux d'or et de pierreries de grande valeur ; ailleurs un vase contenait les restes d'un enfant nouveau-né.
Les habitants de cette caserne ont laisse sur les murs et les colonnes des inscriptions et des dessins dont quelques-uns ont trait a la profession des gladiateurs : on y voit entre autres un gladiateur combattant; un graffite mentionne la familia gladiatoria de Pomponius Faustinus, un autre le voeu fait par un gladiateur d'offrir, s'il est vainqueur, sa palme à Venus.~

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TEMPLE DE ISIS

Plan Temple Isis Pompei

Réalisé vers la fin du II° siècle av. JC. et gravement endommage par le tremblement de terre de 62 ap. JC, il fut un des premiers édifices à être reconstruits, signe de la grande faveur dont jouissait le culte d'lsis . La réfection fut I'oeuvre du liberti N. Popidius Ampliatus qui en attribue le mérite, comme dit I' inscription, à son fils de six ans Popidius Celsinus, afin de lui ouvrir la voie à une carrière politique: en effet, malgré son très jeune âge, Celsinus fut immédiatement admis dans I' ordre des décurions. A I' intérieur du portique, sur lequel donnent différentes pièces destinées au culte et au service, se dressent des autels, un bassin entoure d'une enceinte contenant I' eau employée dans les cérémonies de purification, et le temple proprement dit, avec la celle la sur un haut podium, la colonnade et I' escalier sur la face antérieure.

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La composition architecturale mouvementée de ce petit sanctuaire était rendue encore plus exubérante par la riche décoration en stuc (en partie conservée) et par les fresques du «quatrième styles (détachées dans les années des fouilles, en 1764-1766, et actuellement au Musée Archéologique de Naples). Les niches sur les cotes de la grande cella, de même que les autels qui leur font face, devaient être réserves à Anubis et Arpocrates. Dans la niche à I' arrière de la cella se trouvait une statue de Bacchus. La découverte du temple d'lsis eut une grande répercussion en Europe et contribua certainement a la diffusion de I' égyptomanie pendant cette période. 

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La décoration peinte raffinée (aujourd'hui au Musée Archéologique de Naples) comprenait des natures mortes, des prêtres d'lsis, des batailles navales, des paysages égyptisants, des rinceaux peuples de pygmées et d'animaux exotiques, des tableaux sur des thèmes de la mythologie gréco-égyptienne. Renouvelé au III° siècle  av. JC. à Alexandrie d'Egypte sous Ptolomee I° par le mélange d'éléments grecs et égyptiens, le culte d'lsis et de Serapis se diffusa en Italie au II° siècle av. JC; le temple de Serapis de Pouzzoles est déjà construit en 105 av. J.-C. En raison de son credo base sur I' espoir en une vie future meilleure, il connut une large diffusion, principalement parmi les classes sociales inferieures.

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Le TEMPLE d' ISIS se situe au nord du Grand Théâtre, entre le Gymnase samnite et le Temple de Meilichos. Une inscription placée sur l'architrave de l'entrée nous apprend que cet ensemble, voue au culte, a été restaure âpres le tremblement de terre de l'an 62 par les soins d'un riche affranchi, Numerius Popidius Ampliatus, au nom de son fils Numerius Popidius Celsinus. La première construction du temple remonte aux environs de la fin du IIc siècle av. JC. Le temple se dresse au centre d'un portique a quatre arcades, avec colonnes, qui s'appuie sur le mur d'enceinte de cette zone sacrée. Le plan de ce temple est etonnant: la cella, plus large que longue, est placée sur un podium élève et est précédée d'un pronaos avec quatre colonnes sur la façade et deux sur les cotes. 

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Un escalier, face à l'édifice, constitue l'accès principal. Un petit escalier donnant accès à une porte secondaire se trouve au sud. De chaque coté de la cella et à l'extérieur des colonnes du pronaos, deux niches surmontées de tympans triangulaires abritaient les statues d'Arborâtes et d'Anubis, divinités liées au culte d'lsis. Une troisième niche se trouve à l'extérieur du mur de fond du temple. Elle était réserve à la statue de Dyonisius, placée entre deux oreilles en stuc, symbolisant la bienveillance du dieu lorsqu'il écoute les prières. Dans la cella, un podium creuse a l'intérieur était destine aux statues du culte; lors des fouilles on a découvert ici une grande main en marbre, deux cranes humains et des objets rituels. La décoration extérieure du temple comprenait des panneaux blancs stuques et une frise polychrome avec rinceaux.

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Sur les murs du portique on avait peint un motif représentant des prêtres d'lsis au centre de panneaux rouges, entre des motifs d'architecture et de petits paysages. Au sud on a découvert une statue de Venus et le buste en bronze de C. Norbanus Sore, un acteur, tandis que du cote de l'angle ouest on a découvert une petite statue d'lsis consacrée par L. Caecilius Phoe­bus, affranchi. Au centre du cote est de la colonnade se trouve l'entrée de la cour flanquée de deux piliers avec demi-colonnes adossées; sur le mur d'en face on peut voir un sacellum d'ou a été enlevée une fresque qui représentait un prêtre devant Arpokrates. Au sud-est de la cour se dresse un édifice quadrangulaire a ciel ouvert appelé le Purgatorium, ou se tenaient des rites de purification; un escalier mène à une pièce souterraine voutée, ou se trouve un bassin pour l'eau lustrale.

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Sur la façade, le tympan triangulaire est brise et une frise nous montre deux processions convergentes de prêtres; sur les murs des cotes on voir Mars et Venus, Persee et Andromede.
Différents autels alternent aux colonnes du portique et dans la cour. Le principal est situe entre le Purgatorium et le temple. Les restes des sacrifices étaient jetés dans un puits entoure d'un mur, au nord-est de la cour. Les demeures des prêtres se succèdent au sud du portique tandis que l'aile a l'ouest est presque entièrement occupée par la façade de l'Ecclesiasterion, percée de cinq entrées sous arcades. C'est dans cette grande salle que se tenaient les réunions des inities au culte d'Isis. Lors des fouilles on a pu lire, sur le pave, les noms de Numerius Popidius Celsus, de son père et de sa mère Cornelia Celsa. Sur les murs, cinq panneaux sont peints à fresque et représentent des paysages sacres du type égyptien; deux ont trait a Io en Egypte et Io avec Argus. Devant cette salle on a trouve les morceaux d'une statue en bois avec extrémités de pierre. Deux autres pièces qui communiquaient avec l'Ecclesiasterion était vouées au culte.

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TEMPLE DE JUPITER MEILICHIOS
OU TEMPLE DE ESCULAPIUS 

Plan temple Jupiter Meilichios Pompei

Le petit temple de Jupiter Meilichios se situe le long de la rue de Stabies, il est entouré d'une enceinte en opus incertum, accessible par une porte pas du tout monumentale. Passée I' entrée on accède au portique soutenu par deux colonnes (dont i reste seulement les fondations et un chapiteau dorique), puis dans la cour. Au centre de la cour se dresse I' autel revêtu de plaques de tuf: il est décoré dans sa partie supérieure d'une frise dorique, à métopes et triglyphes, d'une corniche saillante et d'abaques ornés de volutes ioniques. Situé au fond de la cour, le temple est construit sur un haut podium entièrement caché par I' escalier d'accès. 

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L'édifice est de type prostyle, c'est-a-dire avec quatre colonnes sur la façade et deux sur les cotes, qui précédent la cella ou se trouvaient les statues de culte. L'établissement du temple et de I' autel datent du II° siecle av. JC. et présentent des réfections postérieures: les murs de la cella, presque en opus reticulatum, remontent a I' époque de Sylla tandis que le portique d'entrée avec ses colonnes en brique fut restauré après le tremblement de terre de 62 ap. JC. L'attribution du temple au culte de Jupiter Melchiors («doux comme le miel») lié au monde de I' au-delà s'explique par une inscription en langue Osque, découverte prés de la Porte de Stabies et mise en relation avec l'édifice.

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Une hypothèse récente propose comme divinités titulaires du culte Esculape et Hygie, en association avec Minerve médecine sur la base de trois statues en terre cuite et d'autres objets retrouvés dans le temple. Voici donc cette inscription :

M(ais) Siuttiis M(aiieis) N(iumsis?) Puntiis M(aiieis)? aidilis, ekak viam terem na tens ant punttram staf[ii anam; viu teremnatust per ekais X. Iussu viam Pumpaiianam teremnattens perekais III ant kailam Iuveis Meeilikiieis; ekass viass ini viam Iuviiam ini dekkviarim, medikeis Pumpaiianeis serevkid, imadem uupsens iussu aidilis prufattens

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"Les édiles Mius Siuttius de Maius, et Nimeriu Pontius, fils de Maius, délimitèrent cette route au pont Stabien (carrefour des Thermes de Stabie ); la route fut délimitée par dix pectiques. Ils délimitèrent aussi la Rue Pompeianae en trois pectiques jusqu'au Temple Méilichios; les mêmes édiles, selon disposition du Meddix Pompeianum, construisirent ces rues jusqu'au murs, avec aussi la Rue Ioviae, la Rue Decuvies et eux mêmes les ont essayées".

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Pour une longue période dans le petit Temple qui donnait sur la Rue de Stabiae,  a été identifiée la kaila Iûvei Meeûikiiei , le Temple de Jupiter Meilichios,  mentionnés dans une inscription  osque déjà citée, à l'intérieur du coté occidental de la voisine Porte de la voisine Porte de Stabiae. Puisque on fait référence à la définition d'une route (la viu Pûmpaiiana), qui va jusque à ce temple, l'on a alors pensé d'identifier le Stabiana avec la route Pompeiana et le petit temple qui y domine avec le Temple de Jupiter Meilichio. 

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De l'entrée sur la Rue de Stabiae, on accède à un petit porche appuyé sur deux colonnes en brique, à droite s'ouvre l'entrée de pièces de  service  Au Centre de la Cour se trouve l'autel de tuf ; avec le côté court face au Temple, dans la partie supérieure est ornée d'une frise de dorique et des dessins ioniques aux extrémités de la pluvinons; ces élément datent cet édifice de la période hellénistique. Un escalier conduit au Temple, formé par un portique de tétrastyle et de la cella carré, dont le mur arrière est adossé aux bases ou étaient situées les statues des dieux à vénérer ; des éléments architecturaux, restent seulement les chapiteaux d'ordre corinthien en pierre de tuf, décorés par une tête sculptée avec expression virile. La cellule, construite en opus quasi-reticulatum , remonte à la colonie de Sylla dans ces premiers années. 

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Les différents points et parties de ce temple, ont permis de documenter la présence d'une  structure plus ancienne qui remonte à l'époque Samnite, il est possible que les Samnites connaissaient déjà ce lieu de culte qui devait se présenter avec une simple  autel et un environnement simple qui permettait de exposer les statues de culte, conformément à une tradition typique des sanctuaires fondées par des particuliers à Pompéi


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LA PALESTRE SAMNITE

Plan Palestre Samnite Theatres Pompei

Une inscription en langage osque, datant du II° siècle avant JC et inclus dans le mur qui confine avec le Temple d' Isis, reporte que ce bâtiment a été construit par le questeur Vinicius Vibius à l'aide d'argent venant d'un testament de Vibius Adiranus à la Vereia de Pompéi, un centre politique et militaire aristocratique connu également dans d'autres centre Samnites. L'exploitation de cette construction à Palestre est révélée soit par son apparence de simple péristyle sur lequel il y peu de pièces, tant par son emplacement tout près de la piste entraînements aux courses, et aussi par une ancienne installation thermal située au carrefour de la Rue des Théâtres et la rue du Temple d' Isis, les Thermes Républicaines.

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L'entrée de la Palestre Samnite se situait donc sur le Forum Triangulaire, dérivée directement sous le portique, et une deuxième entrée dans la Rue du Temple d' Isis; on se retrouve dans un portique de la Cour avec des pièces seulement le long du coté ouest, étant sans doute des pièces de vestiaires (apodyteria) et comme salle pour le nettoyage des athlètes (destrictarium).
Le manque de symétrie de l'édifice et le manque de portique sur la quatrième du côté est due à une rénovation achevée en âge impériale. Cette partie a été cédée au voisins Temple d'ISIS.

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Les arcades Ouest et sud conservent une grande partie de chapiteaux doriques antiques qui étaient de pierre de tuf, surmontées d'une frise dorique, dont quelques fragments sont visibles entre les colonnes du portique. Trois petites chambres, appuyées au revers du mur qui longe le Forum, servaient aux jeunes athlètes pour se préparer aux exercices et se laver ensuite. Une fontaine leur versait l'eau, sans doute dans une vasque, par un tuyau qui passait dans l'intérieur d'une des colonnes. Dans l'axe de l'entrée, à mi-hauteur du portique, contre les colonnes de droite, se dresse, entre un autel et un escalier de six gradins, une base de statue. Aucune inscription ne donne le nom de la divinité dont la statue représentait, il s'agit sans doute de Hermès (Hercule), le dieu qui présidait aux palestres.

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En gravissant les six gradins, le vainqueur s'élevait à la hauteur du piédestal pour déposer sa couronne sur la tête du dieu. Lors des cérémonies qui ont eu lieu dans la Palestre, la statue était exposée aux athlètes et au public pour en recevoir des offrandes. Il ressort clairement de la hauteur des gradins que les concurrents étaient des jeunes et pas des hommes. Nous devrions nous attendre à trouver, sur le socle, une image d'Hermès, qui était partout vénéré comme le Dieu des athlètes ; mais la tradition locale, même si pas certes,  qu'une divinité différente semble avoir eu cette place d'honneur. 

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C'est ici que en août 1797 a été trouvée, divisé en plusieurs morceaux, une statue, une copie parfaite du Doryphore de Polyclète, qui est aujourd'hui conservée et exposées au Musée National de Naples. Il serait intéressant de savoir quels exercices athlétiques ont été pratiqués dans cette palestre ; mais, hormis le piédestal avec ses étapes et table d'offrande, aucun autre reste caractéristique n'a été retrouvé. Les exercices à l'époque romaine étaient sans aucun doute diffèrent quelque peu de ces pratiqués de nos temps.